Guizhou Guangxi 2016, Chine.

La première partie de l’expédition Guizhou Guangxi 2016 vient de se terminer. Nous avons passé trois jours à Lintong (comté de Fengshan, Guangxi, Chine), invités par le Geoparc Mondial de Leye Fengshan pour explorer les cavités de la région en vue d’un développement touristique et pour la recherche de l’eau. Nous somme une équipe de 8, 4 français, 2 suisses, 1 Québecois et une Chinoise. Nous avons exploré et topographié 7 grottes pour 2400 mètres de développement, la plus profonde faisant 220 mètres de profondeur. Dawanpodong 131 m (43 m), Yuanyangkeng 154 m (136 m), Banyitudong 109 m (84 m) Nanguanluoshuidong 37m (14 m) Gandong 892m (222 m) Longladong 150m (20 m) Longxiang’ao 904 m (94 m).

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Nous avons découverts de nombreux os fossilisés dont un crâne de petit ours scellé dans la calcite et une molaire de panda. Il faut aussi noter la présence de petites bauges (à ours ? ) de 80 cm de diamètre.

 

Une conférence de presse a clôturé cette première investigation sur une zone à bon potentiel et à tendance verticale, nous n’avons pas rejoint le niveau de base hydraulique, et nous tenons à remercier le Géoparc Mondial de Leye Fengshan pour son accueil et les moyens mis à disposition.

 

Un peu de Paléontologie.

À la poursuite des origines de l’humanité :

Au printemps 2016, des chercheurs français sont partis en Namibie à la recherche de pièges à fossiles humains.

Carnet de voyage de cette première mission d’exploration.

https://lejournal.cnrs.fr

Survivance de l’art pariétal

La mise en téléchargement libre d’un ouvrage de Lucien Gratté intitulé « Survivance de l’art pariétal », publié en 1985, et copieusement mis à jour et augmenté depuis.

http://www.lauragais-patrimoine.fr/

Expédition Nord Pérou 2016

L’équipe à la cabane du Belge, Massif de Chirimoto, Rodriguez de Mendoza, Amazonas, Pérou (16/8/2016).

L’expédition franco-péruvienne Nord Pérou 2016 s’est déroulée du 12 août au 16 septembre 2016 dans les régions de Amazonas et de San Martin dans le nord du Pérou. Environ 12 kilomètres de galeries ont été topographiés dans trois massifs distincts :

Tragadero de Palmira, Chirimoto, Rodriguez de Mendoza, Amazonas, Pérou (17/8/2016).

– le massif de Chirimoto (Rodriguez de Mendoza, Amazonas) a livré quelques petits systèmes pertes-résurgences dont les cours d’eau coulent sur un socle de grès imperméable. Le système de Palmira (dév. : 1550 m, dén. : 110 m), le Tragadero de Cacapishco (dév. : 1897 m, dén. : 90 m) et le Chalan de Emiterio (dév. : 1366 m, dén. : 109 m) sont les principales cavités explorées.

Entrée de la Cueva del Frio, La Jalca, Chachapoyas, Amazonas, Pérou (26/8/2016).

– le massif de La Jalca (Chachapoyas, Amazonas) présentent diverses dépressions et pertes situées vers 3000 m d’altitude probablement drainées par une émergence unique (la source de Timbuj) située environ 1000 m plus bas dans la vallée de l’Utcubamba. La Cueva del Frio (dével. : 587 m, déniv. : 95 m) pourrait constituer une entrée possible au système souterrain, comme l’indique le courant d’air aspirant observé dans la cavité.

 

Toboggans du Tragadero de Bellavista, Nueva Cajamarca, Rioja, San Martin, Pérou (13/9/2016).

– le massif de l’Alto Mayo (Rioja, San Martin) est l’entité karstique la plus vaste du Pérou qui s’étend sur environ 40 km de longueur. On y trouve de puissantes résurgences, d’un débit de l’ordre de 15 à 20 m3/s, mais aussi une forêt dense sans voie d’accès. La plupart des parties hautes du massif reste hors d’atteinte. Toutefois, un gouffre a livré des prolongements, il s’agit du Tragadero de Bellavista (dév. : 1094 m, dén. : 306 m) dont l’exploration s’est arrêtée sur rien au sommet d’un puits. Par ailleurs, une cavité majeure a été topographiée, la cueva de la Piedra Brillante (dév. : 2329 m, dén. : 57 m), une rivière souterraine récemment explorée par les habitants de Perla de Daguas. Enfin, la Cueva de la Mano Negra de Chaurayacu a été reconnue sur plus d’un kilomètre (dév. : 1162 m, dén. : 81 m).

 

On aura avantage à consulter le site internet Cuevas y Tragaderos del Perú, qui rend compte de toutes les explorations spéléologiques au Pérou. http://cuevasdelperu.org/

En marge des explorations spéléologiques, il est à signaler la participation d’une dizaine de membres de l’expédition Nord Pérou 2016 au premier symposium international du karst à Tarapoto (San Martin) les 5 et 6 septembre 2016.

http://simposiodelcarstperu.blogspot.fr/

Une partie de l’équipe dans la Cueva de la Piedra Brillante, Nueva Cajamarca, Rioja, San Martin, Pérou (8/9/2016).

Enfin, il faut signaler la présence de deux spéléologues français (FFS) sur le site de la grotte de Palestina (Nueva Cajamarca, San Martin) où une formation de spéléologie a été dispensée à des stagiaires péruviens du 27 au 30 août 2016. La participation remarquée de pompiers et de guardaparques en charge de la protection des parcs et réserves du Pérou a permis d’établir de nombreux contacts avec les gestionnaires des principales zones karstiques du pays.

 

Plusieurs nationalités étaient représentées : péruvienne, française, brésilienne et italienne. Cette diversité des participants ne fait que confirmer le caractère international de l’expédition Nord Pérou 2016 organisée conjointement par le Espeleo Club Andino (ECA) de Lima et le Groupe Spéléologique de Bagnols Marcoule (GSBM) depuis plus de 10 ans déjà.

Participants :

Damien Vignoles, Jean-Yves Bigot, Naomi Mazzilli, Liz Hidalgo, Jean Loup Guyot, Constance Picque, Xavier Robert, James Apaéstegui, Jean-Denis Klein, Nathalie Klein, Tini Alvarado, Angela Ampuero, Jean-Sébastien Moquet, Luca Rava, Clémentine Junquas, Maria Elina Bichuette, Jonas Eduardo Gallão, Lilia Senna Horta, Ezio Rubbioli.

Jean-Denis Klein (Groupe Spéléologique de Bagnols Marcoule) et James Apaéstegui (Espeleo Club Andino de Lima).

Expé Nationale 2018

Afficher l'image d'origineLa FFS lance l’appel à projet pour les ou l’expé nationale 2018.

 

Vous trouverez les informations sur les critères d’attribution sur le site d la CeREI :

http://crei.ffspeleo.fr/infos/ExpeNationale.htm

Ainsi que les informations générales sur les parrainages des expéditions et les expéditions sur la page :

http://crei.ffspeleo.fr/Expeditions/index.htm

La date limite de dépôt des dossiers est le vendredi 30 décembre 2016, 17h au secrétariat de la FFS (28 rue Delandine 69002 Lyon ou (secretariat@ffspeleo.fr)

Expédition Malagasy 2016

100 km dans le sous-sol de Madagascar

Le réseau spéléologique Marosakabe, situé dans le Tsingy de Namoroka au  nord-ouest de Madagascar, dépasse désormais les 100 km de galeries  souterraines explorées, devenant ainsi le 24ème plus long réseau du monde.
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L’expédition française Malagasy 2016, neuvième du nom, s’est déroulée du 24  juillet au 16 août 2016, à Madagascar, dans la région de Boeny, province de  Mahajanga. Environ 10 km de galeries nouvelles ont été topographiées,  permettant au réseau Marosakabe de dépasser les 100 km de développement.  Le cœur de l’expédition était constitué de 10 jours de camp au sein du Parc  National du Tsingy de Namoroka, le reste du temps étant occupé par  l’approche et la logistique particulièrement difficiles dans cette région.

Un temps a aussi été consacré à l’étude de l’hydrologie du massif (mesures  et recherches dans les deux principales résurgences, installation de  capteurs de pression et température, installation d’un pluviomètre  automatique…). Nous soupçonnons la présence d’un important réseau noyé qui  pourrait faire l’objet de reconnaissances en plongée souterraines lors de  prochaines expéditions.

Participants :
Fabien Darne(Clan des Tritons, Césame)
Carole Douillet(G.S. Dolomites, Césame)
Maryse Gueguen(individuelle)
Vincent Lacombe(G.S. Dolomites, Césame)
Éric Sibert(Spéléo-Groupe La Tronche, Spéléo Club de Savoie)

Nous remercions Madagascar National Parks pour son aide et son soutien sur le terrain, la Commission des Relations et Expéditions Internationale de la Fédération Française de Spéléologie pour son parrainage, le Comité Départemental de Spéléologie de l’Isère pour du prêt de matériel scientifique et le club Césame pour l’achat du pluviomètre.

Stage de formation au Maroc (EFS)

Pour la quatrième année consécutive, l’EFS organise, en collaboration avec les spéléologues marocains, un stage de formation multi niveaux au Maroc.
Il se déroulera cette année du 22 au 29 octobre dans la région de Taza (nord du pays). 6 cadres seront présents sur place pour encadrer une vingtaine de stagiaires marocains de tous niveaux.
Si vous êtes intéressé pour faire partie de l’équipe de cadres, merci de renvoyer l’acte de candidature ci joint avant le 1er septembre à Marc Latapie : malatapie@sfr.fr

Document à télécharger : Acte_candidature_Maroc_2016

Expédition Taurus Express 2016, Turquie.

Le projet d’expédition spéléologique dans les monts Taurus se confirme.

expe turquie 2016

Les explorations vont se concentrer sur les secteurs reconnus en 2007 lors de l’expédition de la Commission Jeunes FFS et l’expédition Suisse de 2006.

Les dates de l’expédition: du 20 aout au 4 septembre.

L’équipe compte 13 participants coté France et 5 participants coté Turquie (groupe OBRUK).

Les clubs français impliqués sont:

– Spéléo club EPIA (club organisateur)

– Association Spéléologique du Doubs Central

– Spéléo Club Vulcains

– Equipe des grottologues Mosans

– Groupe spéléologique du Cagire

– Spéléo Club de St Girons

Le projet bénéficie du soutien du CSR Midi-Pyrénées, des comités départementaux du Doubs et de la Haute Garonne, de la CREI.

Pour plus d’informations cliquer ici.

Expédition Donglan 2016, Chine

Tandis qu’une seconde expédition est actuellement en Chine, dont nous attendons les résultats avec impatience, voici un résumé de l’expédition Donglan 2016, du mois de février.

Les 6 spéléologues français de l’association Hommes des Cavernes (lien : http://www.hommes-des-cavernes.org) sont partis 3 semaines en polje-simeng-sChine, avec un double objectif. Tout d’abord poursuivre les explorations de la plus longue grotte de Chine, le réseau de Shuanghedong (Guizhou Suiyang Shuanghedong National Geopark), une grotte de 168km de développement, explorée depuis 13 ans maintenant. Les spéléologues ont poursuivi les explorations dans des condition hivernales et ont pu explorer 4km de nouvelles galeries. Ils ont observé des traces d’ursidés (panda probablement) dans certaines galeries, et réaliser une nouvelle traversée à l’intérieur du massif, qui se termine sur un magnifique puits de 120m de profondeur.

genus-sinocyclocheilusLe second objectif était une reconnaissance du potentiel spéléologique du conté de Donglan (24.4°N, 107.3°E), dans la province autonome Zhuang du Guangxi, sur invitation des autorités locales.

Les spéléologues français ont retrouvé leurs homologues chinois, et durant 8 jours très intenses, ils ont exploré 12 grottes, et topographié 16,5km de galeries.

Ces résultats ont été rendus possible grâce notamment à la grande efficacité de la logistique mise en place par les autorités du conté.

speleo-en-marcheParmi les principales grottes explorées, la grotte de Banbadong 板芭洞, une importante cavité du poljé de Simeng, qui a vu plusieurs générations de pilleurs faire un travail colossal pour exploiter les gigantesques concrétions de la grotte. Cette grotte a été topographiée sur 2,5km, et après un passage étroit qui a arrêté les pilleurs, la grotte est assez préservée et l’on trouve une belle rivière souterraine. L’exploration n’est pas terminée.

Seconde cavité majeure, le réseau perte-résurgence Lanmu-Wuzhuan 排洪武篆洞.

Ce réseau réalise une traversée hydrogéologique de 5km à vol d’oiseau, et les spéléologues, attaquant les explorations avec une équipe à l’amont et une à l’aval, ont topographié près de 10km de tubes gigantesques, faisant jusqu’à 50m de diamètre. Les explorations sont loin d’être terminées.

tiankeng-ombreEnfin, l’exploration, et la descente de deux tiankengs, des gouffres d’effondrement géant typiques du Guangxi, qui n’avaient jamais été descendus, a constitué un moment fort de l’expédition. Le premier, le tiankeng des frères dragon, fait plus de 400m de profondeur et 120m de large. Au fond se trouve un petit siphon et des ossements de primate ont été observés. Le second est caractérisé par un nuage permanent à mi-hauteur qui empêche de voir le fond. Le fond n’a pas été touché.

De nombreuses observations biologiques ont été faites, et les spéléologues ont trouvé dans une des rivières souterraines des poissons cavernicoles dépigmentés du genre Sinocyclocheilus, à déterminer.

lanmuLes spéléologues sont en train de traiter les données récoltées sur le terrain, et une nouvelle expédition est déjà programmée pour poursuivre le travail.

Contact : info@hommes-des-cavernes.org

France : Hommes des Cavernes, Daniel Betz, Annie Caillault, Serge Caillault, Fabien Mullet, Olivier Testa (chef d’expédition), Jean Bottazzi, 薛莲 (Xue Lian)

Chine : 李光宇 Li guangyu, 陈立新 Chen Lixin, et toute la广西黑洞探险队 (Blackhole Team)

voici quelques vidéo :