Archives de catégorie : Expédition

Film Expé Perou

Un nouveau projet de film c’est toujours le début d’une aventure !
différente de celle vécue sur le terrain avec les amis mais tout autant intéressante.
Ce court documentaire présentera la belle aventure humaine et de terrain que nous avons vécus dans ces montagnes superbes au nord du Pérou.
Les financements et productions étant difficile à trouver pour de tels projets, on a besoin de vous pour le mener à terme !

Après les tournages en Papouasie et en Birmanie, nous sommes partis cette fois au nord du Pérou avec des amis, collègues spéléologues et scientifiques afin de poursuivre les explorations du monde souterrain en territoire Chachapoyas.
Les « guerriers des nuages » qui vécurent au nord du Pérou avant les Incas utilisaient les grottes pour leurs rites funéraires.

Le film sera un court métrage présentant les belles découvertes que nous avons pu faire dans des paysages superbes et avec les explications d’experts renommés.

Les films de ce type ont du mal à trouver une production et une diffusion d’ou la nécessite d’une collecte afin de réunir le budget et financer le travail réalisé.

MERCI par avance de votre soutien !

https://www.proarti.fr/collect/project/chachapoyas/0

Un appel à budget pour financer le travail de montage de ce projet réalisé en partenariat avec le GSBM en novembre dernier.

Un extrait à voir ici :

https://vimeo.com/280735452

 

Assurances en expédition : spéléologie, canyon ou plongée spéléo à l’étranger

Tout d’abord, rappelons que pour participer à une expédition de la Fédération Française de Spéléologie vous devez être assurés, au moins en responsabilité civile, pour votre pratique spéléo, canyon, plongée spéléo ou randonnée/prospection, afin de couvrir, a minima, les dommages que vous pourriez causer aux autres. C’est pourquoi la licence fédérale comprend cette assurance « responsabilité civile ». Attention, cette dernière ne couvre que les dommages causés aux autres, et non pas ceux que vous subissez. Dès lors que vous êtes adhérent FFS, vous pouvez souscrire une des options « individuel accident » proposées par la fédération.

L’ASSISTANCE : Si les garanties de notre contrat sont bien acquises « planète entière », l’assistance « rapatriement » n’est pas prévue dans celles-ci.

Cette assurance « assistance » est indispensable car un simple rapatriement sanitaire coûte aisément plusieurs dizaines de milliers d’euros… et même en France elle peut devenir utile dès lors que l’on pratique en dehors des sites à proximité de son lieu de résidence.

L’assurance FFS ne couvre pas ce rapatriement : en effet, peu de personnes partant en expédition à l’étranger. Il est dès lors difficile d’augmenter le coût de notre assurance de manière substantielle pour couvrir une minorité de fédérés pratiquant à l’étranger.

Mais bon nombre d’entre nous sont déjà couverts par leur assurance personnelle sans forcément le savoir ! Pour en être sur, il vous faudra vérifier dans votre contrat (l’assistance est liée à l’existence d’un contrat auto, habitation, prévoyance, …) que celui-ci n’exclut pas l’activité que vous allez pratiquer à l’étranger !

Par ailleurs, les cartes bancaires (bleue, visa, ou mastercard, …) prévoient aussi le rapatriement dès lors que vous avez acheté votre propre billet avec votre carte.

Il existe différentes cartes dans de nombreuses banques … et avec des contrats bien différents !

Votre banque doit vous fournir ces informations lors de la souscription de votre carte bancaire.

Pour pouvez vérifier les garanties liées à votre carte bancaire en consultant les sites spécifiques :

VISA : https://www.visa.fr/services-en-ligne/assurances-et-assistance,

MASTERCARD : http://www.mastercard.com/fr/particuliers/assurance-assistance-mastercard.html.

AMERICAN-EXPRESS: https://www.assurances.americanexpress.fr/assurances-incluses/cartes-particuliers/

En cas de rapatriement, si vous avez plusieurs assurances couvrant le rapatriement, elles se cumulent dans la limite de la dépense.

De nombreux services sont liés à ces cartes. Certains peuvent se révéler utiles :

  • l’assistance juridique à l’étranger
  • l’assurance du véhicule loué avec votre carte
  • l’annulation d’un billet d’avion (sous certaines conditions)

Dans tous les cas, tous les membres de l’expé doivent connaître les numéros d’appel d’urgence de chacun des autres membres : au moment du pépin, le groupe peut se retrouver éclaté (ou la victime pas en état de dire quoique ce soit…).

Si vous n’avez pas d’assurance rapatriement, vous devez impérativement en souscrire une. De nombreux contrats existent, et avant de souscrire, vérifier que la spéléologie, le canyon ou la plongée ne sont pas des activités exclues !

LES FRAIS DE SECOURS : la gratuité des secours reste une spécificité française mais ils le sont rarement à l’étranger, même en Europe ! Ils peuvent aussi être élevés (nombre de secouristes, utilisation d’un hélicoptère, durée du secours, etc.) selon les pays, notamment la Suisse1.

RAPPEL : L’assurance FFS couvre 23 000 € par événement et par personne.

Comme pour l’assistance, votre assurance personnelle vous couvre peut-être aussi (vérifier votre contrat) et dans ce cas, les deux couvertures, celle de la FFS et celle de votre assurance personnelle, se cumulent si vous avez des frais importants.

CONDUIRE A L’ETRANGER, ETRE CONDUIT A L’ETRANGER : Dans nombre de pays peu de véhicules et de conducteurs sont assurés. Là encore, vérifiez votre assurance personnelle et celle de votre carte bancaire, vous êtes peut-être déjà couvert. Mais si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à demander un complément à votre assurance personnelle.

SE SOIGNER A L’ETRANGER

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F213

Si vous partez en Europe, rendez-vous par avance sur votre compte Ameli pour commander votre carte européenne d’assuré social. Elle atteste de vos droits et facilite la prise en charge de vos frais de santé dans un pays européen (y compris en Suisse). Elle est gratuite et est valable deux années. Si vous devez faire l’avance financière de vos frais de santé, conservez la facture et tous les justificatifs, remplissez le formulaire Cerfa 12267*04, adressez le avec les justificatifs à votre caisse d’assurance maladie (votre mutuelle complémentaire interviendra ensuite comme pour des soins réalisés en France).

En dehors de l’Europe, il faut aussi conserver les justificatifs (c’est mieux s’ils sont en français, au pire en anglais ; évitez les langues peu connues, car il faudrait payer une traduction) et compléter une déclaration Cerfa 12267*04.

Dans tous les cas, la prise en charge de la sécurité sociale ne couvre que les soins « imprévus et imprévisibles » et dans la limite de ce que les soins et médicaments auraient coûtés en France. Partez donc avec vos traitements de fond !

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Consultez aussi le site de la Délégation Assurance et notamment : http://assurance.ffspeleo.fr/spip.php?article162

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1 – Pour ce pays, il est possible de souscrire une licence dans un club suisse pour bénéficier d’une couverture adéquate ou d’adhérer à la REGA.

Expédition en Ouzbékistan

Boy-Bulok 2018, Ouzbékistan, vers un futur -2000?

Une expédition franco-russe est en cours d’organisation pour poursuivre les explorations du gouffre de Boy-Bulok, actuellement le gouffre le plus profond d’Asie Mineure. Cette expédition qui compte plus de 25 membres, dont 11 français et suisses de 19 à 35 ans a pour objectif de tenter la connexion entre le gouffre de Vishnevskogo (dont l’entrée se situe vers 3500 m et Boy-Bulok, ce qui porterait la profondeur totale du système à environ 2050 m.

Credit photo: Asia Adventures

 

L’expédition se déroulera du 30 juillet au 20 août, plus d’informations sont disponibles sur :

 https://boybulok2018.wordpress.com/

Organisme porteur du projet coté France : Speleo Club EPIA, Toulouse.

Organisme porteur du projet coté Russie : Speleo Club d’Ekaterimburg, Oural.

Expédition en Thailande

www.khaophuthong-khaothakhanun.com

KHAO PHU THONG KHAO THA KHANUN 1 résumé de la reconnaissance.

Expédition spéléologique en Thaïlande sur plusieurs années

20/02/2018 au 17/03/2018 Organisée par Didier RATEAU

Ci-dessus Les KARANG pris sur le vif d’un moment de bonheur au retour des bivouacs, c’est cela l’âme d’une éxpé !

 

Participants reco.1 :   LOSUWAN Sunanta S3C Caniac du Causse, POTTIER Sebastien S3C , LESCURE Didier individuel 45 ,chef expé RATEAU Didier S3C Caniac du Causse 46.

Nos accompagnateurs KARANG du village de BAN MONG KALA, Khao, Boy, Chai, Pi Da, l’adjoint au chef du village, Come TONG, pour les principaux. Sans oublier AEK ranger du parc qui s’est plié en 4 (à titre personnel) les semaines précédant notre arrivée, pour nous introduire auprès des chefs de villages ….

Le secteur reconnu est représenté par un massif au SSW de L’Amphoe THONGPHAPHUM 250km au nord-ouest de KANCHANABURI.

Ci-dessus l’une des cartes représentant la zone centrale du massif.

Le massif totalement vierge d’explorations spéléologique (et autres) situé dans une forêt primaire très peu fréquentée, a été reconnu en périphérie en 1995 par des Anglais

(Dean SMART) avec le Royal Forest Département of BANGKOK (source : Martin ELLIS), quelques cavités furent à l’époque reconnues , en Aout 2017 avec Sunanta LOSUWAN et Alexis , Adrian RATEAU, nous avons repéré des résurgences et obtenu des informations sur l’existence de grandes cavités, ainsi que exploré une cavité de 500m de développement .Géologiquement le karst se développe dans le niveau Permo-Carbonifère. Les six mois précédents cette éxpé furent consacrés à de très nombreuses démarches auprès des autorités locales, et des habitants avec nos contacts sur place.

L’objectif de cette première expédition était de pénétrer dans la jungle, et repérer un maximum de cavités pour la prochaine expédition en débutant, un partenariat, avec les villageois. Nous avions privilégié le secteur de KHO PHU THONG petit sommet local bordé par un plateau, qui comporte au Sud-Ouest de grandes dépressions avec notamment un lac de 600.00m x 300.00m (nommé localement NAM THIP). Plusieurs grands puits sont repérés sur photo aériennes.

Ci-dessus départ du siphon amont de Tham Nam Haob Krajok (littéralement miroir sur la rivière) regard sur une grosse nappe ou rivière)

L’expédition s’est déroulée sur deux semaines dans la période du 21 fevrier au 9 mars 2018.Nous avons dû modifier notre programme, une grosse troupe d’éléphants venus du MYANMAR à quelques KM ayant envahie la zone des NAM THIP. Il nous faudra palabrer plusieurs jours avant d’obtenir l’autorisation et surtout un accompagnement dans la jungle, (les rangers ayant refusé) période durant laquelle nous explorons quelques cavités dans le secteur de BAN MONG KALA, en effet le peu (de semblant) de pistes existantes est difficilement praticable, et surtout truffé de pièges pour le gibier. L’omniprésence de serpents venimeux , et d’animaux sauvages impose la présence de locaux qui se surveillent mutuellement .Nous obtenons un premier RDV avec deux chasseurs , ces derniers seront en fait absent le jour prévu prétextant les risques d’orages et les dangers inhérents, nous finirons par avoir la chance de trouver 4 Karang qui acceptent de nous accompagner pour seulement 3 jours(obligations religieuses) .L’équipe s’accorde sur le fait de la rareté voire inexistence de points d’eau connus, et nous fixons un objectif sur leurs conseils a proximité d’une vasque soit disant potable dans une grotte à 6h de marche du village. Nous gagnerons quelques KM en approchant avec le 4×4.La montée est raide 400m de dénivellation presque tout droit dans la pente, devant Pi DA et Khao taillent une piste à la machette. C’est d’après eux le parcours le plus simple pour pénétrer dans le massif. Nous installons le bivouac dans un talweg bordé de falaises De ce point nous allons explorer quelques cavités qui se terminent souvent sur étroitures, une rencontre avec un serpent nous refroidira, et nous ne ramperons pas pour cette fois ! Les Karang escaladent les falaises environnantes, grimpant dans les lianes avec une agilité déconcertante. Ils se plient en 4 pour trouver des grottes !!!Ils finissent par nous dénicher une riviere souterraine, au fond d’une doline (puits) une petite entrée lessivée, donne sur un méandre et sur un ruisseau qui se jette dans une rivière ! Nous avons enfin la preuve qu’il y a de l’eau là-dessous beaucoup et du volume. Le CO2 nous freine pour l’instant. Nous explorons quelques cavités autour du bivouac. Autour du feu de camp en discutant avec nos guides, nous avons confirmation que des puits existent, mais à une journée de marche de notre bivouac, et n’aurons pas le temps d’y aller cette fois ci, il n’y aurait à priori pas d’eau labas… (sauf peut etre au fond des puits). Il faut déjà repartir, ce furent 3 jours d’échanges intense avec les Karangs, découvertes et échanges mutuels de culture et de nourriture, expérience inoubliable !!Les jours suivants seront consacrés à l’exploration de grottes à proximité du temple de Mong Kala Kiri Wong Ou les moines nous ont autorisé de pénétrer après nous avoir consacré une cérémonie, un villageois nous guide dans d’immenses puits reliés par des galeries ou nous accédons en escalade désescalade !!(nous pensions à des dolines mais non puits, avec arbres et végétation au fond, totalement différente de la jungle environnante un biotope unique a étudier !).Nous irons ensuite explorer le versant Ouest du massif de KHAO THA KHANUN, celui ou il y a les éléphants… les Rangers, le chef du village de KRAYENG, ainsi que quelques villageois nous incitent à faire demi-tour, nous devons nous y résoudre !! Une piste longe le massif sur 15 KM et l’accès par ce versant en est facilité, ce sera pour la prochaine éxpé. Nous en profitons pour repérer la résurgence Tham Nam Khao Tha Khanun , reconnue par les Anglais sur 80m , ils l’ont pointée sur Google mais avec une erreur de 1km, nous finirons par trouver et l’explorer en partie , une fois encore un serpent nous impose un demi-tour sur des pincettes en traversant une foret de bambou occupé par des King Cobras ……..

Cavités principales en cours de premières explorations…

Tham Nam Chai Boy rivière souterraine en cours d’exploration arrêt sur Co², -15 D 60.00m arrêt sur rien bruit de cascade…. Cote 611.00m

Tham Haob (ovale) représenté par deux immenses puits reliés par des galeries et une perte fossile, N14.571121 E 98.677623 -70m D 500m

Tham Nam Haob Krajok regard sur circulation souterraine de gros volume, faible courant émergence temporaire, siphon amont de 2.5m x 3.00m Z 240.00m

Tham Nam Tha Khanun résurgence à l’Ouest du massif Co² – 12   D 145.00m

De nombreuses autre cavités modestes ou pas, ainsi que des résurgences en bordure de la rivière Nam kwae Noi ont été repérées et restent à explorer.

Pour conclure ce résumé, le massif est resté inexploré jusqu’à notre venue et il nous avons compris pourquoi !! Pentes très raides pour y accéder, absence de piste, royaume de quelques chasseurs cueilleurs, refuge d’animaux sauvage, repère de serpents venimeux, difficultés de progression liées au relief, monter descendre et monter escalade désescalade, végétation luxuriante épineuse……Cavités de type alpin, avec méandres étroitures, mais cavités, une circulation souterraine est découverte ce qui fait un nouveau point d’eau.

Difficultés avec les autorités notamment les chefs rangers du parc inquiets de devoir le cas échéant venir nous secourir…

Le massif nous a livré des accès vers son secret… Les prochaines expéditions programmées sur la base des données hydrogéologiques relevées, avec le partenariat du village de BAN MONG KALA qui est prêt à nous apporter son soutien, promet de belles découvertes et surtout des litres de sueur et des bobos ! Il faudra sans doute des années…

C’est un réel engagement humain de continuer ce projet, ou tout est à découvrir, de la flore a la faune, avec en point de mire bien sur les dessous du massif ! nous avons prouvé un potentiel de 400m de dénivellation avérée, mais que dire des trous situés 300m plus haut ? Les grands puits restent vierges. Le secteur de Khao Ti Phu est truffé de grottes…

Sans traducteur c’est mission impossible, sans les Karang c’est mission impossible.

Rassurons-nous, tout de meme nous n’avons pas vu l’ombre d’un moustique dans la jungle ! est-ce la une perspective d’ouverture offerte par cette forêt primaire quasi inexplorée, trouée par un karst très ancien qui reste à étudier et promet des surprises ! Nous avons été les premiers !

RDV est pris pour decembre 2018………………….

Didier RATEAU pour l’expédition   le 8 Avril 2018

 

Le réseau Suiyang Shuanghedong en Chine (Guizhou) devient le plus long d’Asie

Le 24/03/2018, pendant l’expédition Shuanghe et Pingtang 2018, une conférence de presse a été organisée à Shuanghe.

Galerie de Longtanze
Crédit Christian Delaire – Amandine Laborde

Le réseau souterrain de Suiyang Shuanghedong a été officiellement annoncé comme le plus long d’Asie en développement topographié avec 238479 m, ce qui le place au sixième rang mondial.

La présentation de la conférence de presse 

 

Chine : Expédition « Shuanghe et Pingtang » 2018

Une nouvelle expédition chinoise en collaboration avec les karstologues de l’université du Guizhou (GIMR) a lieu du 9 mars au 1er avril.

Durant les deux premières semaines de l’expédition, l’équipe retournera sur le plus grand réseau de Chine, la Shuanghe, au centre de la province du Guizhou, pour continuer les explorations. Ce réseau dépasse aujourd’hui les 200 km, avec plus de 50 entrées. En parallèle, aura lieu un stage de formation pour les spéléos chinois.

Le tiankeng de Duiwodong, un amont probable du réseau de Shuanghedong, fera partie des objectif prioritaires

Dans la seconde partie de l’expédition, les spéléos retourneront sur le secteur de Pintgtang, au sud-est de Guiyang, pour continuer l’exploration des cavités de ce secteur.

A Pingtang, nous explorons un des bassins amonts du système karstique de Dajing, parmi les plus importantes sources karstiques au monde.

Participants : Carlos Placido (Mowgli), Éric Sanson, Jean Bottazzi, Amandine Dransart-Laborde, Christian Delaire, Marc Guillot, Jérôme Lippart, Carole Jalibert, Denis Langlois, Emmanuel Vitte, Marc Tremblay et Jessica Morin-Buote et Florence Guillot et nos collègues chinois.

Expédition en Serbie

Dear cavers,

We have a pleasure to invite you to take a part of caving expedition  »Suva planina 2018 » in Serbia, in period 9th – 19th August 2018, organized by Speleological Committee of Mountaineering Association of Serbia and Mountaineering Caving Club  »Dvig ». I am sending you a program of expedition and kindly request to inform your members about it.

Don’t hesitate to contact us for more information.

e-mail: nemanja84@hotmail.com

Kind regards!

 

Santorin 2017

Pays : Grèce

Région : Santorin

Club : GS Vulcain

Responsable : Bernard Lips

Participants : Bernard Lips, Josiane Lips avec Patrick Deriaz, Pierre Strinati (Société Spéléologique Suisse)

Dates : jeudi 19 octobre au jeudi 26 octobre 2017

C’est sur proposition de Patrick Deriaz et Pierre Strinati que nous prenons l’avion pour l’île de Santorin le 19 octobre 2017. Pierre, biospéologue de 89 ans, désire refaire un inventaire biospéologique des quelques petites cavités de cette île essentiellement volcanique. Patrick désire en faire les topographies précises.

Rappelons que l’explosion du volcan de Santorin, vers 1600 avant JC, a été une des plus grandes catastrophes de cette époque et a probablement été à l’origine du mythe de l’Atlandide. Actuellement l’île est une destination touristique très prisée. La majeure partie est volcanique mais un petit massif calcaire culmine à 537 m au sud de la petite ville de Kamari.

Le potentiel spéléologique de l’île est plus que modeste. Pierre connait cinq cavités, la plus longue développant 100 m. Il les a déjà visitées dans un but d’inventaire biologique il y a quelques années.

C’est du fait de la modestie de ces objectifs que nous n’avons pas fait de demande de parrainage. Finalement les résultats biospéologiques et même quelques résultats spéléologiques méritent ce résumé ainsi qu’un rapport qui sera publié dans l’Echo des Vulcains et envoyé à la CREI. Nous avons découvert trois cavités supplémentaires, toujours aussi modestes, augmentant ainsi de 60% l’inventaire de l’île qui compte donc maintenant 8 cavités :

* la grotte marine de Red Beach ne développe que 12 m et a été creusée par les vagues lors des tempêtes. La faune se résume à quelques araignées.

* la grotte Blanche (inédit) : il s’agit d’une fissure s’ouvrant en base de falaise de cendre volcanique très claire. L’entrée est visible à partir de « Red Beach ». La fissure, au sol légèrement remontant, se développe sur 18 m. Au mois d’octobre, cette grotte fonctionnait en piège à chaleur. Nous n’avons détecté la présence d’aucun animal vivant. La présence de restes de toiles d’araignées montre que le lieu doit être occupé dans d’autres saisons.

* La grotte de Zoodochos Pigi 1 (dév. : env. 86 m) : elle s’ouvre dans le principal massif calcaire de l’île. Elle renferme la seule source permanente de l’île et les seules petites formations stalagmitiques (gours). Elle est assez riche en faune terrestre (araignées, isopodes, coléoptères, lépidoptères…) et aquatiques (isopodes, planaires).

Cette grotte renferme même une espèce troglobie (isopode aquatique). Il est probable que les quelques animaux sous terre aient été les seuls survivants de l’explosion du volcan à l’époque.

* la grotte de Zoodochos Pigi 2 (dév. : env. 102 m) : située une vingtaine de mètres plus haut que la précédente, cette grotte fossile est la plus importante en développement de l’île. La faune est toujours constituée d’araignées, diptères, lépidoptères mais il faut signaler la présence de deux espèces de pseudoscorpions (déjà trouvés par Pierre il y a quelques années).

* la grotte de Kiria Panaghia 1 (dév. : 46 m) : cette grotte a été en partie élargie dans le temps pour en faire une léproserie (qui ressemble d’avantage à une prison pour lépreux). Nous avons topographié un réseau se développant au-delà de cet aménagement dans une section de gros blocs éboulés.

* la grotte de Kiria Panaghia 2 (dév. : 47 m) : cette grotte a été découverte par Pierre lors de son premier séjour. Il s’agit d’un court tronçon de tube de lave d’environ 5 m de diamètre. La faune se compose principalement d’araignées, de diptères et orthoptères.

Josiane et moi sommes restés deux jours de plus sur l’île, après le départ de Pierre et de Patrick. Le dernier jour, nous avons prospecté une falaise basaltique, front de la coulée de lave renfermant les deux grotte de Pina Panaghia et y avons découvert deux nouvelles cavités. Faute de matériel topo, nous n’en avons fait que des schémas.

* la grotte de Pelagos 1 (dév. : env. 20 m) : une petite entrée entre de gros blocs d’éboulement donne accès à une salle presque circulaire d’environ 10 m de diamètre. Présence d’une chauve-souris (Oreillard). Le reste de la faune se compose principalement d’araignées.

* la grotte de Pelagos 2 (dév. : env. 30 m) : une entrée confortable donne accès latéralement à un tronçon de tube de lave. La faune est légèrement plus pauvre que dans Pelagos 1.

Nous avons visité quelques autres porches qui n’étaient finalement que des abris sous roche de quelques mètres de profondeur.

Nous avons bien entendu profité de notre présence sur l’île pour admirer les superbes paysages, visiter les sites archéologiques ainsi que le volcan sur l’île centrale (présence d’une fissure d’une vingtaine de mètres de profondeur) et apprécier l’accueil de la population.