Du 6 au 26 janvier 2025 , trois spéléologues fédérés, Eric Suzzoni, Sébastien Frangeul, Jean Charbonnel et une dizaine de scientifiques, non spéléologues, membres de l’expédition paléoanthropologique organisée par le Museum National d’Histoire Naturelle (MNHN) dont le responsable est Fabrice Demeter ont participé à l’expédition Pha Hang 2025.
Nous identifions, explorons et topographions des cavités potentiellement fossilifères, qui sont ensuites analysées par les géologues, puis exploitées par les paléontologues et les scientifiques d’autres spécialités (datation, ADN ancien, …).
En janvier 2025, nous avons prospecté une zone d’environ 50 km2 dans le secteur de Pha Hang, province de Hua Pan. Nous avons identifié et exploré une vingtaine de cavités, dont plusieurs ont révélé un intérêt paléontologique. Nous avons également poursuivi l’exploration de cavités ayant précédemment livré des fossiles en y réalisant notamment des escalades.
Accueillis par des coups de feu
La logistique des explorations est complexe. La zone de prospection est éloignée du lieu de vie, les déplacements se font nécessairement en 4×4 et de jour. Les entrées des cavités se situent presque toutes en bordure de plaines, sur des versants couverts de jungle, la progression à la machette y est lente et éprouvante. Les aspects de sécurité sont à prendre au sérieux, nous avons été accueillis un jour par des coups de feu bien que notre expédition soit tout à fait officielle.
Article paru dans Denisova XXI numéro 70 page 64.
Dans l’une des cavités explorées, nous avons découvert un ensemble de statuettes bouddhistes anciennes. Après communication aux autorités laotiennes, celles-ci ont envoyé une équipe d’archéologues procéder à la récupération des figurines, ce qui a donné lieu à un article dans la presse laotienne.
La découverte a fait l’objet d’un article de presse.
L’expédition spéléologique et archéologique conduite en Papouasie occidentale par l’association Regard sur l’Aventure, l’université de Griffith et le BRIN s’inscrit dans une démarche visant à documenter, analyser et étudier un environnement souterrain encore largement inexploré et les traits de cote de l’ile de Misool.
Recherche sur les sociétés préhistoriques d’Asie
Située dans une région karstique dense et difficile d’accès, cette mission a pour objectif principal l’exploration de réseaux de grottes potentiellement riches en vestiges archéologiques et en données souterraines. En combinant des prospections sur la côte et dans le karst, des relevés topographiques et des analyses des dépôts, gravures et peintures anthropiques, l’expédition cherche à mieux comprendre les modalités d’occupation humaine passée dans une région ou ces voyageurs sont certainement venus. Par ailleurs, l’expédition ambitionne de contribuer à la constitution d’une base de données archéologique de la région de la Papouasie occidentale, représentée dans la littérature scientifique. Cette initiative, conduite en collaboration avec des partenaires institutionnels et des chercheurs spécialisés en archéologie, géomorphologie et spéléologie, se veut à la fois exploratoire et contributive à la recherche sur les sociétés préhistoriques d’Asie du Sud-Est insulaire. Notre approche adoptée repose sur une articulation étroite entre observation de terrain, relevés techniques et analyses ou datation.
Composition de l’équipe
Les archéologues australiens et indonésiens : L’équipe de chercheurs australiens et indonésiens utilise les nouveautés dans la science moderne pour retracer les chemins de ces premiers voyageurs marins afin de révéler de nouvelles perspectives sur la façon dont l’histoire humaine en Australie a commencé. Les connaissances générées par cette recherche profiteront aux chercheurs de deux manières. Tout d’abord, ce projet permettra de mieux faire connaître et reconnaître au sein de la société australienne le lien historique profondément ancien entre les peuples autochtones d’Australie et leur voisin du nord le plus important : l’Indonésie.
Les spéléologues français : Reconnus pour leur maîtrise des environnements souterrains complexes et des expéditions, ils apportent leurs compétences techniques en exploration et en sécurité dans des zones difficiles d’accès.
Divisée en deux parties de superficies équivalentes entre la Papouasie occidentale intégrée à l’Indonésie (à l’ouest) et la Papouasie Nouvelle-Guinée indépendante (à l’est), la Nouvelle-Guinée est la deuxième plus grande île du monde (après le Groenland). Elle mesure environ 2 400 km de long et 650 km de large à son point le plus large, avec une superficie d’environ 800 000 km². Le terrain varie de la forêt tropicale de plaine aux hautes terres fertiles et à une colonne vertébrale montagneuse accidentée ; son climat est tropical.
Les sites d’explorations
L’ile de Misool dans les Raja Ampat. Un voyage dans cet archipel de quatre iles ou l’érosion galopante du karst n’a pas permis de découvrir les réseaux rêvés. Des gravures et des peintures ont été observées mais les datations n’ont pas été possibles.
Le karst d’Ayamaru : zone de Klabra
Une forêt dense, des accès compliqués et peu de temps ont eu raison d notre témérité. Une grotte aux gravures a été répertoriée dans le canyon de la rivière klabra.
La zone de Klamono : des découvertes et observations sur ce secteur avec des gravures rupestres et un réseau souterrain entraperçu. D’autre doline sont situées plus à l’est mais les problèmes de santé et la fin de la mission pour une grande partie de l’équipe ne nous a pas permis d’aller voir ces effondrements.
Dans la continuité du projet de recherche Premiers voyages : Retracer les premiers mouvements de personnes, d’art et de culture sur la route du nord vers l’Australie et la Nouvelle guinée, nous planifions des expéditions sur d’autres secteurs de l’Indonésie.
L’expédition, organisée par l’association Explo-Laos et parrainée par la Fédération Française de Spéléologie, s’est déroulée du 27 février au 17 mars 2025 dans le secteur de Phou Pha Marn, à l’ouest du massif karstique de la province de Khammouane, suite à une reconnaissance effectuée en 2024 et en collaboration avec l’agence Green Discovery concessionnaire de la zone explorée. Plusieurs belles cavités existent sur ce secteur, partiellement visitées par les guides locaux notamment dans le but de développer le tourisme sportif à partir du site de Rock Viewpoint. Notre objectif était d’en poursuivre l’exploration et lever les topographies.
Tham Pong avec son puits d’entrée de 90 m
Tham Nanglong est une traversée avec belle rivière souterraine qui a livré 2945 m de galeries avec découverte de nombreux passages nouveaux
Tham Pong, magnifique gouffre avec P 90 dès l’entrée, a été topographié sur 525 m pour – 185 de profondeur
Tham Lom est formé d’une série de puits se terminant à -104 m sur un méandre ventilé mais impénétrable
Tham Kathoung, que nous avions explorée en 2013, a été prolongée de 922 m portant son développement à 4312 m
Tham Kouan Tung, particulièrement difficile d’accès au milieu des tsingys, a permis d’explorer 2942 m de conduits avec rivière souterraine creusée en partie sur une faille. Malgré de nombreuses escalades, aucune autre sortie n’a été pour l’instant découverte malgré le net courant d’air qui parcourt la cavité.
Tham Tonmay Khouay, large ouverture repérée en milieu de falaise, est une large grotte fossile topographiée sur 866 m.
Tham Nam Ock est une large résurgence active en période de mousson dont le développement est de 555 m
L’expédition ramène donc 8900 m de topographie.
Par ailleurs, des prélèvements biospéléologiques ont été effectués dans chaque cavité.
Nous remercions notre ami Terry Bolger, MM Thongkhoon Sayalath et M. Olaxai.Saisouphanh de Green Discovery, ainsi que nos guides et chauffeurs.
Participants à K25
Claude Antoine-Régnier (Spéléo Club du Cern- SC Cern), Alexis Augustin (Leize Mendi), Lucie Esclavard (Groupe spéléologique, scientifique et sportif- G3S), Éric Kammenthaler (Leize Mendi), Bernard Lips (Groupe Spéléo Vulcain), Josiane Lips (GS Vulcain), Pascal Orchamps (Spéléo-Groupe de la Tronche-FL), Jean-Michel Ostermann (G3S), Virginie Pouyade (SC Cern), Serge Planès (Leize Mendi).
Contexte : Ce projet d’expédition au Laos a été élaboré par un regroupement de clubs spéléo de toute la France : • Le Spéléo Club de Paris (SCP – Club Alpin Paris) • La section spéléo du Club Alpin Marseille Provence (CAF MP) • Le club Spéléo Canyon du Pays d’Aubagne (SCPA – ESCANDAOU) • Le Spéléo Club d’Aubenas (SCA) • Le Gruissan Prospection Spéléologie (GPS) • L’Association des Barbastelles dʼIssy-les-Moulineaux pour lʼExploration Spéléologique (ABIMES) • Le Spéléo Club Saint Marcellois (SCSM) KAPKO 2023 s’inscrit dans la continuité des expéditions spéléo déjà réalisées dans la région de Vang Vieng depuis 1998. La ville de Vang Vieng est située à cent kilomètres au nord de la capitale, Vientiane, au bord de la rivière Nam Song, sous affluent du Mékong. Celle-ci représente un des principaux lieux touristiques du Laos, entourée de massifs calcaires. Notre expédition a été officiellement parrainée par la Fédération Française de Spéléologie (la CREI étant actuellement inactive)
Résumé de l’activité: Nos principaux efforts se sont tournés vers le réseau de Tham Houey Yé / Tham Pha Leusi, vaste complexe de plus de 12 km de développement. Nous avons systématiquement descendu les puits demeurés inexplorés les années précédentes faute de matériel et nous avons réalisé les escalades entrevues les mêmes années. Nous avons longuement prospecté le poljé situé au milieu des formations calcaires surplombant le Nord de l’agglomération de Vang Vieng et nous sommes retournés dans toutes les cavités déjà connues de ce poljé. Nous sommes également allés bivouaquer dans le poljé supérieur, accessible uniquement à pied depuis le poljé inférieur précédemment cité : là encore, nos efforts n’ont donné que de maigres résultats en terme de découvertes. Enfin, nous avons réalisé des observations sur la faune et sur les différentes traces de fréquentation animales des cavités. Principales cavités explorées :
Résurgence de Tham Nam Yen • Réseau de Tham Houey Yé / Tham Pha Leusi • Perte de la Nam Ka • Système de la Nam Sang
Tham Gnaï • Tham Nam Them • Pha Boua Sud • Tham Pha Bong Est Principaux résultats :
Spéléologie : Tham Houey Yé :
200 m de première topographiée dans le réseau ouest 400 m de première explorée non topographiée dans le réseau ouest à proximité de l’entrée Tham Nam Ka : 39/62
150 m de galeries topographiées Perte de la Nam Sang Taï :
300 m de première explorée non topographiée Tham Gnaï IV :
100 m de première topographiée • Biologie :
Observation des tubes d’argile de Tham Pha Bong Est qui sont incontestablement des constructions d’origine animale. Des échantillons de ces tubes ont été prélevés et nous sommes dans l’attente des résultats des analyses.
Observation des chiroptères dans la grotte tunnel de Tham Nam Thèm. • Karstologie : Observations sur la spéléogénèse du réseau de Tham Houey Yé / Tham Pha Leusi. Mesures de conductivité électrique et premières interprétations de circulation des eaux souterraines le système de la Nam Sang. Préparation de l’expédition et relations officielles avec les autorités laotiennes : dans Lors de la préparation de notre expédition, nous avons pris contact avec l’ambassade du Laos à Paris et nous avons rencontré un de ses membres le 7 février 2023 qui nous a mis en contact avec le Ministère de l’Information, de la Culture et du Tourisme (MICT). Parallèlement, nous avons contacté une agence de tourisme, Green Discovery Laos, afin qu’elle nous assiste pour obtenir les autorisations officielles pour notre expédition. À la fin de notre expédition, lors de leur retour vers la France, plusieurs membres de KAPKO 2023 ont rencontré des membres du MICT afin de leur présenter nos résultats. Ainsi, il ressort de cet entretien que le Ministère souhaite promouvoir une montée en gamme qualitative du tourisme dans la région de Vang Vieng. Ainsi, il nous a fait part de sa volonté de préserver les grottes et d’améliorer les conditions de leur exploitation à des fins touristiques. La possibilité d’une collaboration plus formelle avec les spéléos français a été évoquée afin d’aider le Laos à progresser dans la pratique de la spéléo ainsi que dans l’organisation de visites à vocation touristique
Les perspectives :
Beaucoup de travail d’exploration et de topographie reste à faire dans le réseau de Tham Houey Yé / Tham
Pha Leusi. D’autres cavités telles que la perte de la Nam Sang et les grottes du Sud du Pha Boua
mériteraient également la poursuite des travaux d’exploration. Toutefois, nous envisageons également
d’organiser une prochaine expédition sur des territoires plus au Nord que la région située à proximité
Ce projet d’expédition au Laos a été élaboré par un regroupement de clubs spéléo de toute la France :
Le Spéléo Club de Paris (SCP – Club Alpin Paris)
La section spéléo du Club Alpin Marseille Provence (CAF MP)
Le club Spéléo Canyon du Pays d’Aubagne (SCPA – ESCANDAOU)
Le Spéléo Club d’Aubenas (SCA)
Le Gruissan Prospection Spéléologie (GPS)
L’Association des Barbastelles dʼIssy-les-Moulineaux pour lʼExploration Spéléologique (ABIMES)
Le Spéléo Club Saint Marcellois (SCSM)
KAPKO 2023 s’inscrit dans la continuité des expéditions spéléo déjà réalisées dans la région de Vang Vieng depuis 1998. La ville de Vang Vieng est située à cent kilomètres au nord de la capitale, Vientiane, au bord de la rivière Nam Song, sous affluent du Mékong. Celle-ci représente un des principaux lieux touristiques du Laos, entourée de massifs calcaires.
L’équipe
Magali ARCANGELI (SCPA)
Rose-Marie ARNAUD (CAF MP)
Sabrina BERLENDIS (SCPA)
Jean-Marie BRIFFON (GPS)
John CARTER (SCPA)
Fabien COUTURIER (ABIMES)
Bruno DELPRAT (SCP)
Christophe DUVAL (SCPA)
Claude-Pascale DUVAL (SCPA)
Claire FALGAYRAC (GPS)
Ivan GRENETIER (SCP)
Marion HAYE (SCA)
Olivier HELENE (SCPA)
Jérôme JOURET (SCA)
Christophe LONGIN (SCA)
Joris LOYE (SCSM)
Olivier LUSCHEVICI (CAF MP)
Louis RENOUARD (SCP)
Alexandra ROLLAND (SCPA)
Vassilissa VINOGRADOFF (SCPA)
Alexandre ZAPPELLI (SCPA)
Nos principaux efforts se sont tournés vers le réseau de Tham Houey Yé / Tham Pha Leusi : vaste complexe de plus de 12 km de développement. Nous avons systématiquement descendu les puits demeurés inexplorés les années précédentes faute de matériel et nous avons réalisé les escalades entrevues les mêmes années.
Nous avons longuement prospecté le poljé situé au milieu des formations calcaires surplombant le Nord de l’agglomération de Vang Vieng et nous sommes retournés dans toutes les cavités déjà connues de ce poljé. Nous sommes également allés bivouaquer dans le poljé supérieur, accessible uniquement à pied depuis le poljé inférieur précédemment cité : là encore, nos efforts n’ont donné que de maigres résultats en terme de découvertes.
Enfin, nous avons réalisé des observations sur la faune et sur les différentes traces de fréquentation animales des cavités.
Principales cavités explorées :
Résurgence de Tham Nam Yen
Réseau de Tham Houey Yé / Tham Pha Leusi Perte de la Nam Ka
Système de la Nam Sang Tham Gnaï
Tham Nam Them Pha Boua Sud Tham Pha Bong Est
Principaux résultats :
Spéléologie :
Tham Houey Yé :
200 m de première topographiée dans le réseau ouest
400 m de première explorée non topographiée dans le réseau ouest à proximité de l’entrée
Tham Nam Ka :
150 m de galeries topographiées
Perte de la Nam Sang Taï :
300 m de première explorée non topographiée
Tham Gnaï IV :
100 m de première topographiée
Biologie :
Observation des tubes d’argile de Tham Pha Bong Est qui sont incontestablement des constructions d’origine animale. Des échantillons de ces tubes ont été prélevés et nous sommes dans l’attente des résultats des analyses.
Observation des chiroptères dans la grotte tunnel de Tham Nam Thèm.
Karstologie :
Observations sur la spéléogénèse du réseau de Tham Houey Yé / Tham Pha Leusi.
Mesures de conductivité électrique et premières interprétations de circulation des eaux souterraines dans le système de la Nam Sang.
Préparation de l’expédition et relations officielles avec les autorités laotiennes :
Lors de la préparation de notre expédition, nous avons pris contact avec l’ambassade du Laos à Paris et nous avons rencontré un de ses membres le 7 février 2023 qui nous a mis en contact avec le Ministère de l’Information, de la Culture et du Tourisme (MICT).
Parallèlement, nous avons contacté une agence de tourisme, Green Discovery Laos, afin qu’elle nous assiste pour obtenir les autorisations officielles pour notre expédition.
À la fin de notre expédition, lors de leur retour vers la France, plusieurs membres de KAPKO 2023 ont rencontré des membres du MICT afin de leur présenter nos résultats. Ainsi, il ressort de cet entretien que le Ministère souhaite promouvoir une montée en gamme qualitative du tourisme dans la région de Vang Vieng. Ainsi, il nous a fait part de sa volonté de préserver les grottes et d’améliorer les conditions de leur exploitation à des fins touristiques. La possibilité d’une collaboration plus formelle avec les spéléos français a été évoquée afin d’aider le Laos à progresser dans la pratique de la spéléo ainsi que dans l’organisation de visites à vocation touristique.
Les perspectives :
Beaucoup de travail d’exploration et de topographie reste à faire dans le réseau de Tham Houey Yé / Tham Pha Leusi. D’autres cavités telles que la perte de la Nam Sang et les grottes du Sud du Pha Boua mériteraient également la poursuite des travaux d’exploration. Toutefois, nous envisageons également d’organiser une prochaine expédition sur des territoires plus au Nord que la région située à proximité immédiate de Vang Vieng.
Du 22 février au 16 mars, dix membres de l’association Explo-Laos (Alexis Augustin, Terry Bolger, Didier Gignoux, Basile Gignoux, Aude Hourtal, Bernard Lips, Josiane Lips, Benoit Martinez, Jean-Michel Ostermann, Daniel Pioch) ont poursuivi les explorations dans l’aire naturelle protégée de Hin Nam No, à la demande de ses gestionnaires, et avec l’appui logistique de GIZ (Ministère Allemand de la coopération).
Les explorations se sont déroulées dans les zones de Ban Tang, puis Ban Nong Ping. Une troisième semaine a été consacrée à rétablir des contacts sur la vallée de la Nam Hin Boun précédemment explorée, et à poursuivre les investigations dans la province de Salavanne (Tham Din).
Dans la région de Ban Tang au nord de l’aire naturelle, poursuivant les explorations de K16 et K18, 12 cavités ont été visitées, dont Tham Kway (belle cavité passée de 1.000 à 2.443 m), Tham Saphong (passée de 445 m à 558 m) ; une zone karstique près de la frontière vietnamienne a été reconnue (plusieurs exsurgences impénétrables, courant d’air). Plusieurs autres cavités d’intérêt limité ont été explorée sur indication des villageois. L’accès au grand poljé au nord de la zone a été reconnu pour de futures prospections.
Dans la région de Ban Nong Ping, 8 cavités situées en aval de l’exsurgence ont été explorées dont Tham Hoï (650 m), Tham Yeung (791 m) et Tham Khiewkout (140 m) ; un raid de deux jours dans le poljé en amont de l’exsurgence de la Xé Bang Faï a permis un nouvel accès à l’immense rivière souterraine (Tham Kuan Kiew : dvt 603 m, dén – 149m) via une grande salle concrétionnée dont l’entrée est située à mi- pente (altitude 345 m), avec très fort courant d’air; par contre le puits soufflant Hou Inkeo, repéré à la fin de K18, n’a pas débouché sur des galeries pénétrables (dvt 150 m, dén – 50 m).
L’expédition K19 a permis de lever la plupart des points d’interrogation laissés au cours de K18 (hors siphons), et de topographier 4800 m de galeries nouvelles.
Durant toutes les explorations, un important matériel biologique a été recueilli, et permettra certainement encore la découverte de nouvelles espèces comme en 2016.
Dans la province de Salavanne, en troisième semaine (écourtée pour cause de problème avec le véhicule 4×4 loué), l’équipe réduite à 5 participants a été très bien accueillie par les autorités locales au plus haut niveau (Gouverneur). La recherche de nouvelles entrées du réseau Tham Din (découvert au cours des deux précédentes expéditions, maintenant ouverte au public) n’a pas donné de résultat, mais une perte a été repérée en fin d’expédition. Des escalades (~ 80 m) ont confirmé la présence d’un réseau fossile
(exploration à venir… ).
Des contacts fructueux ont été pris afin de permettre la poursuite des explorations dans le Khammouane, ainsi que pour le stockage du matériel laissé sur place.
9 km de premières et de topos pour les 10 spéléos de l’expé K17 Poljé et des milliers de super souvenirs !
Grande ambiance de groupe pour ces 10 amis, dans le superbe karst du poljé de Ban Vieng au Laos central (province de Khammouane). Quinze jours d’explos diverses, d’escalades dantesques, de vipères à cornes cachées sous les blocs, de marche sur tsynguis en pleine chaleur, de bivouac et de grosses sorties sous terre… et aussi de bons moments festifs. Il faut de tout pour réussir une expé.
L’équipe spéléo K17 poljé tentant d’être sérieuse. Photo Jean Camplo
Le site de l’expédition était un vaste poljé du Laos central comportant plusieurs grands réseaux jusqu’à 14 km de développement. Il est situé au nord d’une cavité que nous explorons, nommer Houay Saï – Khoun Dôn (résurgence) dont le réseau développe 45 km et qui était poursuivie par une autre équipe au même moment.
Les cavités laotiennes sont très riches en concrétionnements, notamment en perles. Photo Jean Camplo
Il s’agit d’un karst très découpé, parfois en pitons, parfois très compact et difficile d’accès. L’objectif de l’expé K17 poljé était de poursuivre les explorations et les prospections sur ce secteur déjà parcouru par plusieurs expés. Chose faite. Reste à faire le rapport qui sera téléchargeable sur le site www.explolaos.com où se trouvent déjà les anciens.
Prospection dans les tsynguis laotiens, à la recherche de nouvelles cavités. Photo Jean Camplo
La moitié des membres de l’expédition ont ensuite réalisé un repérage sur d’autres secteurs du Khammouane pour commencer à préparer une expé K18, car, bien évidemment, nous poursuivrons nos travaux sur le Khammouane… et surtout ensemble !
L’équipe spéléo K17 poljé dans son état naturel. Photo Jean Camplo.
Participants : Jean-Pierre Bartholyens, Jean Camplo, Paul Cordier, Julien Fouquet, Luc Galéa, Florence Guillot, Florian Hof, Michel Isnard, Didier Lescure et Véronique Olivier (8 Français, un Suisse et un Belge).
Prise de relevés topographiques sous terre. Photo Jean Camplo.
Depuis 2010, l’ONG Tétraktys (basée à Grenoble). intervient au Laos pour accompagner la province de Khammouane au développement de l’écotourisme et du tourisme souterrain.
L’EFS a été sollicitée pour apporter son expertise de formation et est intervenue en 2014 et en 2015 pour former d’une part les guides villageois à la randonnée souterraine et d’autre part former des formateurs lao en randonnée souterraine. Une prochaine session de formation est prévue en mars 2017.
Cette formation est organisée à la demande et avec le soutien du gouvernement lao (Ministère du Tourisme) dans le cadre du programme d’ « appui à l’émergence et à la consolidation d’un modèle de gestion durable et local des sites naturels et touristiques au Laos » animée par l’ONG Tétraktys.
L’EFS recherche 1 ou 2 cadres du 16 au 27 mars 2017 pour mener à bien cette formation de formateur.
N’hésitez-pas à postuler l’expérience montre que peu de candidatures nous parviennent sur ces actions.
Clôture des candidatures le 20 février.
30 participants cette année pour cette nouvelle expé dans la province de Khammouane au Laos et un retour aux sources du 22 février au 25 mars 2017.
Cette expédition est particulièrement ambitieuse, tant en objectifs qu’en moyens humains mis en action pour la poursuite de la reconnaissance de cette région karstique.
Photos Phil Bence – Explos
Les quatre équipes CM, Poljé, Plongée et Scientifique se partageront un vaste territoire dont l’exploration reste inachevée, faute de temps.
Houay Saï Khoun Don, qui est le plus grand réseau du Laos sera le terrain de recherche et de topographie de K17 qui se partagera entre exploration de la résurgence et celles du poljé et les pertes qui l’alimente. En espérant trouver une voie qui va jonctionner les réseaux.
En troisième semaine, les différentes équipes réunies reprendront l’exploration de la Nan Pakan.
K17 est parrainé par la fédération française de spéléologie (www.ffspeleo.fr) et la Fédération européenne de spéléologie (www.eurospeleo.eu) puisqu’elle comporte des participant venus de Belgique de Suisse et de Grande-Bretagne.