En cette période de confinement, une vidéo à voir…
https://speleo-minervois.blogspot.com/2020/03/ouzbekistan-la-video.html
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Les autorités chinoises et l’OMS ont confirmé avoir identifié un nouveau virus (coronavirus nCoV) à Wuhan à la suite de plusieurs cas de pneumonies virales et notamment des formes graves.
Si votre calendrier sportif nécessite actuellement un séjour en Chine ou l’accueil de délégations sportives chinoises, je vous prie de suivre les recommandations du ministère des affaires étrangères et du ministère de la santé sur les liens ci-dessous :
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/chine/
https://solidarites-sante.gouv.fr/coronavirus
En raison de l’évolution constante de la situation, je vous saurais gré de consulter régulièrement ces sites.
Je compte sur vous pour l’application de ces mesures.
Bien cordialement.
Gilles QUENEHERVE
Objectifs atteints

Conclusion
Nous avons découvert 4112m de nouvelles galeries dans 4 massifs différents, mais surtout, la grotte d’Abemapaye va nous permettre de pénétrer sous une zone de l’Ankarana Spéléologiquement inconnue.
Jean Claude Dobrilla
Le film :
Le premier post faisant état de nos 1ères découvertes dans la province de Guizhou. Nous nous situions au sud-ouest de Pintang, autour de la ville de Tangbian. Les derniers jours ont été particulièrement féconds puisque nous totalisons sur cette zone plus de 40 cavités explorées et 12,7 km de réseaux topographiés. Un 2nd tiankeng, Dinaotiankeng profond de 182m, a été exploré et nous a permis d’accéder à un réseau avec de très larges galeries avec 2,5 km de développement contrairement au 1er, Daoduotiankeng, qui était beaucoup plus profond 362 m mais sans développement à sa base. Ces phénomènes géologiques existant essentiellement en Chine ont suscité beaucoup d’intérêt pour la majeure partie de l’équipe (Ah le bonheur d’équiper avec 200m sous les pieds…).
A l’issue de 2 semaines sur cette zone, les bagages ont
été refaits pour rejoindre le nord du Guangxi, où nous étions invités par les autorités locales. Le rayonnement de l’équipe s’est organisé autour de la ville de Donglan. Bien que plus au sud, la météo était moins engageante et il a régné tout au long de cette semaine une sorte de brume rendant l’atmosphère humide. Malgré cet aléa, nous avons pu poursuivre les travaux d’exploration déjà entamés par les japonais, italiens et français.
Outre la topographie partielle d’un ouvrage artificiel traversant le karst par 2 tunnels de plus de 10 km, 17 cavités dont 2 nouveaux tiankengs, qui offrent respectivement 200 et 154 m de profondeur, ont été topographiés. Chaque équipe était accompagnée quotidiennement par des spéléos chinois et une équipe de journalistes. Les échanges étaient nombreux, malgré la barrière de la langue, et ont permis une véritable coopération. L’hébergement hôtelier, nous a permis d’avoir un confort non négligeable notamment pour nos temps de réunion en fin de journée. Sur ces 5 jours, le total topographié atteint les 6,8 km. La semaine s’est conclue par une conférence de presse et diverses interviews.
Chacun est reparti avec son lot de topos a reporter sur Illustrator, et autre travaux pour la rédaction du rapport final. Nous continuons pour le moment à rêver de galeries géantes et de tiankeng immenses qu’on garde dans les yeux en attendant la prochaine expé.
Les participants de l’expédition remercient la FFS et la FSE pour leur soutien ainsi que l’Institut of Mountain Resources (Guizhou) et le xian de Donglan (Guangxi) pour leur invitation.
Les participants : FFS tous secteurs : Philippe Auriol, Jean Camplo, Christian Delaire, Jean- François Fabriol, Florence Guillot (resp.), Kévin Hocdé, Michel Isnard, Denis Langlois, Didier Lescure, Véronique Olivier, Christophe Verdet, Nathalie Verdier, Emmanuel Vitte, FFS secteur de Donglan : Jean Bottazzi, USB (Belgique) tous secteurs : Jean-Pierre Bartholeyns, Chine secteur de Pintang : Li Po, He Wei, Qunan Zhi, Xiang Hong, Thian Mao Gang, Zhang Kai Qi, Luo Hui, Yaosen Wang, Chine secteur de Donglan : Chen Li Xin, Hu Zhen Xiong, Vlu Hong Ying, Wang Hong, Li Zun, Xiang Hang, Zheng Min et Li Bin.
https://china.explos.org/category/journalier/
Par Alexandre Honiat
Chinexplo 2019 regroupe une équipe mixte de 14 spéléos Français, un Belge et quelques Chinois, du 10 novembre au 1 er décembre 2019.
Deux zones d’explorations sont au programme, la première dans la province de Guizhou puis la seconde dans celle du Guangxi.
Nous voilà à mi-parcours de l’expé, dans la ville de TangBien où depuis 10 jours nous repérons et explorons tiankeng littéralement « trou de ciel » en chinois (méga-doline géante), résurgences et autres grottes.
Les équipes s’organisent selon les appétences de chacun, pour le vertical, le maniement du coupe-coupe ou les cavités plus horizontales.
Au-delà de l’équipement et de l’exploration, un travail de topographie systématique est effectué, les soirées s’organisent principalement autour de ce report topo et de la préparation du lendemain.
A ce jour, 7 km de topo sont engrangées dont un tiankeng de plus de 360 mètres.
Il reste encore 3 jours sur ce secteur avant de partir plus au sud dans le Guangxi pour une dernière semaine de repérage et d’exploration que nous espérons riche en découverte.
Cette expédition est restée sur Suiyang Shuanghedong, où nous avons aussi tenu le stage annuel de l’école de spéléo.
Participants : Anne Cholin, Bruno Hugon, Cécile Pacaut, Eric Sanson, Eric David, Gianluca Melis, Jean Bottazzi, Jean-François Fabriol, Marc Faverjon, Marco Lunardi, Maud Faverjon, Silvia Arrica, Yves Marang.
En plus du parrainage CREI-FFS, l’expédition avait aussi reçu le parrainage de la Societa Speleologica Italiana.
Déroulement : Les conditions météo étaient plutôt favorables, les routes ouvertes et les chauffeurs ont vaillamment fait face aux difficultés dues à la boue des premiers jours. Nous étions logés à Shuanghe même dans des conditions logistiques optimales avec une salle pour nos réunions et une autre pour stocker le matériel à coté des chambres.
Des équipes de journalistes locaux et de la télé japonaise NHK nous ont parfois accompagnés pour faire des images sans beaucoup nous perturber dans nos explorations.
Les maux de ventre ont frappé un nombre important de participants de façon plus ou moins longue et parfois totalement incapacitante…
Nous nous étions donné pour priorité la grotte de Huoyanping. En bas du grand puits, nous avons topographié 1854 m et porté la profondeur de ce système à 533 m. Le développement total est maintenant de 10 km, mais les principales branches explorées ne continuent pas. Nous avons également photographié les nombreux ossements dispersés en bas du grand puits avec l’aide d’une équipe d’assistants de l’université de Guiyang.
En misant sur l’absence de crue, nous avons pu réaliser à -355 m la jonction entre Xinjiawandaxiaokeng et le réseau de Shuanghe dans le méandre gratiné aux choux-fleurs de Xinjiawanliangfengdong. La cavité présentant encore une branche intéressante à explorer, étant plutôt difficile, physique et mobilisant relativement peu de matériel, elle n’a pas été déséquipée. Cette exploration a permis, au terme de 239 m de topographie, d’ajouter 3,7 km au réseau.
Toujours en profitant d’une météo stable, nous avons pu poursuivre l’exploration d’une cavité techniquement difficile et comportant de nombreuses cascades : Yangjiagoudaxiaokeng. La jonction avec le réseau de Shuanghe a pu être faire in extremis à la profondeur de -473 m et au bout de 881 m dans la rivière d’Ain de Duiwodong. La plupart des cordes ayant peu de chances de survivre à des épisodes de fortes crues, les cordes engagées, plus de 500 m, ont été retirées. Cette jonction a augmenté le développement du réseau de plus de 3 km. Yangjiagoudaxiaokeng est la nouvelle entrée haute du réseau dont l’extension verticale est maintenant de 665 m.
Liangfengdong, une petite résurgence, dont l’entrée est la plus basse explorée sur le secteur, a été poursuivie. L’amont actif principal a été remonté jusqu’à déboucher en surface par une entrée qui nous était inconnue. 1373 m ont été topographiés, la grotte développe désormais 2532 m et la traversée présente un dénivelé de 186 m.
Au registre des grottes dont l’exploration a été poursuivie pendant l’expé, on trouve aussi Luoshuikong où l’aval principal, qui coule dans une fissure, a été prolongé de 459 m.
Dans le réseau lui-même, deux explorations seulement ont été entreprises L’une dans Shanwangdong, 121 m, l’autre dans Mahuangdong, 1030 m.
Nous avons également exploré depuis leur entrée 12 autres cavités totalisant 1872 m. La plus impressionnante est le P300 de Ganjiawanxiaokeng qui descend directement de la surface au niveau de base local ou malheureusement il n’y avait pas de continuation exondée lors de l’exploration.
Au total, l’expédition a exploré et topographié 7, 9 km de cavités.
Jeff et Yves, Sylvia et Gianluca ont consacré l’intégralité de leur temps à la photographie, avec le soutien ponctuel et indispensable de participants et des spéléos chinois, y compris des pompiers, offrant une autre façon de montrer ce qu’est ce réseau fantastique.
La longueur topographiée du réseau de Shuanghe à l’issue de cette expédition est de 257,366 km, il comporte 62 entrées et son dénivelé est désormais de 665 m.
Le massif comporte 164 autres cavités topographiées totalisant 89 km et 192 entrées.
On peut remarquer que depuis que le développement de 100 km a été franchi, chaque année, le réseau grimpe d’un rang au palmarès mondial des cavités les plus longues. Cette année, il s’en est fallu de très peu, 366 m. Bien que le nombre de points d’interrogation sur la topo ne fasse qu’augmenter, la difficulté et l’engagement des explorations ne dépend maintenant plus seulement de leur éloignement depuis l’entrée mais de la nécessité de réaliser des traversées depuis des entrées de plus en plus élevées et donc des cavités jeunes, actives et parfois étroites. Le rôle des spéléos chinois est de plus en plus important, il est certain que la présence notamment de Xiaoheima (Zhao Fei) et Xiaocong (Liu Jia) a très positivement impacté les explorations.
Une conférence de presse s’est tenue en fin d’expédition, nous avons insisté sur la nécessité de déclencher des études archéo-paléontologiques notamment sur le site de Huoyanping.
Pour faire suite à une première reconnaissance effectuée en mai-juin 2018 par Annie et Serge Caillault, une deuxième est élaborée fin 2018 avec 6 personnes potentielles, toutefois ce seront 3 personnes (+ 2 personnes non fédérées la première semaine) présentes sur les deux semaines effectives, alliant tourisme et reconnaissance, sur les secteurs de Yerevan (nord-ouest et est), Goris (dont une journée en Artsakh ou Haut-Karabakhc) et d’Areni.
https://en.wikipedia.org/wiki/Republic_of_Artsakh
Dans le secteur de Goris, zone volcanique « lessivée » par une période de glaciation, la visite se portera sur des sites troglodytiques, plus ou moins fréquentés, certains d’ailleurs se situent dans des secteurs très sauvages et inaccessibles sans véhicule 4×4, ce sera à cette occasion que nous obtiendrons un visa pour pénétrer en Artsakh et ressortirons du dit territoire par des chemins de traverse sans démarche administrative !
Dans le secteur d’Areni-Noravank, zone nettement plus calcaire, un porche repéré en 2018 est atteint par une escalade en libre d’une quinzaine de mètres donnant dans une baume sans issue, retour en désescalade, la roche étant trop pourrie pour y planter le moindre spit !
Nous envisagions la visite de la grotte Magel ou Magil (gorges de Noravank, développement environ 1700 mètres) avec courant d’air, vue partiellement en 2018 par Serge, mais les entrées sont bien verrouillées par des grilles cadenassées, un contact à la grotte d’Areni-1 nous autorise la visite accompagnée moyennant 10 000 drams (environ 20 euros par personne), nous déclinons cette offre, ne souhaitant pas cautionner ce type de pratique. La topographie de cette cavité pourrait être un objectif d’une prochaine expédition.
Même objectif pour la grotte Mozrov (développement environ 700 mètres) (photographiée en 2018 par Serge), dans le même massif.
Nous avons profité du colloque international « ArmConference 2019 september 11-13 » à Yerevan pour prendre quelques contacts et avoir le programme de cet évènement.
Le programme est là :
ArmConference 2019 International Conference »Caves as Natural and Cultural Monuments » dedicated to the 35th anniversary of the Speleological Center of Armenia.
http://armconference2019.com/…Program_and_Abstracts_book-0011-1.pdf
Comme en 2018, ce séjour reste une reconnaissance, il est nécessaire de définir les zones karstiques et fiabiliser les contacts arméniens.
Remerciements à Lilya et Annie Caillault pour la gestion de la logistique en Arménie.
Chers et chères spéléologues,
un camp de spéléologie sous-glaciaire se déroulera tout prochainement en Suisse sur le glacier de Zermatt : le Gornergletscher.
Il se déroulera entre le jeudi 24 octobre au plus tôt et le lundi 4 novembre au plus tard, selon la disponibilité des participants et les conditions météo. Comme les inscrits sont peu nombreux pour le moment, nous
élargissons notre annonce en nous excusant qu’elle soit si tardive. Il est possible de venir deux week-ends de suite en laissant le campement installé sur le glacier. Nous avons une tente commune pour les repas.
http://doodle.com/poll/
Conditions de participation : ce camp est une aventure de libres pratiquants, ce n’est ni un stage de formation, ni une initiation. Les plus aguerris d’entre nous seront occupés à l’équipement/déséquipement des puits (et aussi à la photographie en ce qui me concerne), nous ne serons donc pas disponibles pour encadrer.
Pour participer au camp, il faut être spéléologue autonome(savoir parfaitement passer un fractionnement ou un nœud en milieu de corde, faire une clé d’arrêt, remonter aux bloqueurs…) et il faut posséder ou
emprunter du matériel pour dormir sur le glacier, les températures pouvant descendre jusqu’à -20° au pire : tente 4 saisons (en général, une tente pour deux, donc à voir avec les partenaires), sac de couchage basse température (ou deux sacs de couchage l’un dans l’autre), crampons, lampe frontale assez puissante. Pour l’habillement dans les moulins : sur-pantalons de pluie et k-way de kayak ou combinaisons pvc de spéléo ou combinaison sèche de canyon de type Typhoon. Il fait approximativement 0° dans les moulins, quelle que soit la température extérieure. Une liste de matériel très complète et des informations sur l’organisation du camp seront données à ceux qui se manifesteront.
La progression dans des puits et des méandres glaciaires est très comparable à celle en spéléologie classique, sauf que la glace est froide, qu’elle mouille et qu’elle glisse. Le fond des méandres est souvent aquatique et l’on reste en hauteur pour ne pas se mouiller les pieds. Cela suppose l’équipement de nombreuses mains courantes. Des crampons bien ajustés sont appréciables. Il y a actuellement 30cm de neige fraîche sur le glacier mais elle peut disparaître au moindre redoux.
Financièrement, ce sont les transports publics qui coûtent cher. Zermatt
est une station sans voiture, il faut se garer à Täsch (parking 15,50 chf par jour = 14.20 €) et prendre le train Täsch-Zermatt = 8.20 chf. Pour atteindre le glacier, il faut prendre un deuxième train, à crémaillère : le billet de train Zermatt-Rotenboden et retour, valable dix jours, coûte 88.– francs suisses (environ 81 €) en octobre. Il coûtera 78.– (A/R) dès novembre. Il circule aussi par mauvais temps.
Anna Custo, l’organisatrice du camp de l’année passée, sera présente pour son cinquième camp sur ce glacier, elle souhaite la bienvenue aux autres femmes.
À votre disposition pour tout renseignement.
Amicalement.
Jean-François (Jeff) Delhom
j.f.delhom@bluewin.ch
+41 79 345 32 84