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Camp de spéléologie sous-glaciaire en Suisse

Chers et chères spéléologues,
un camp de spéléologie sous-glaciaire se déroulera tout prochainement en Suisse sur le glacier de Zermatt : le Gornergletscher.
Il se déroulera entre le jeudi 24 octobre au plus tôt et le lundi 4 novembre au plus tard, selon la disponibilité des participants et les conditions météo. Comme les inscrits sont peu nombreux pour le moment, nous élargissons notre annonce en nous excusant qu’elle soit si tardive. Il est possible de venir deux week-ends de suite en laissant le campement installé sur le glacier. Nous avons une tente commune pour les repas.
http://doodle.com/poll/byaft5m44bfbpy92

Conditions de participation : ce camp est une aventure de libres pratiquants, ce n’est ni un stage de formation, ni une initiation. Les plus aguerris d’entre nous seront occupés à l’équipement/déséquipement des puits (et aussi à la photographie en ce qui me concerne), nous ne serons donc pas disponibles pour encadrer.
Pour participer au camp, il faut être spéléologue autonome(savoir parfaitement passer un fractionnement ou un nœud en milieu de corde, faire une clé d’arrêt, remonter aux bloqueurs…) et il faut posséder ou emprunter du matériel pour dormir sur le glacier, les températures pouvant descendre jusqu’à -20° au pire : tente 4 saisons (en général, une tente pour deux, donc à voir avec les partenaires), sac de couchage basse température (ou deux sacs de couchage l’un dans l’autre), crampons, lampe frontale assez puissante. Pour l’habillement dans les moulins : sur-pantalons de pluie et k-way de kayak ou combinaisons pvc de spéléo ou combinaison sèche de canyon de type Typhoon. Il fait approximativement 0° dans les moulins, quelle que soit la température extérieure. Une liste de matériel très complète et des informations sur l’organisation du camp seront données à ceux qui se manifesteront.

La progression dans des puits et des méandres glaciaires est très comparable à celle en spéléologie classique, sauf que la glace est froide, qu’elle mouille et qu’elle glisse. Le fond des méandres est souvent aquatique et l’on reste en hauteur pour ne pas se mouiller les pieds. Cela suppose l’équipement de nombreuses mains courantes. Des crampons bien ajustés sont appréciables. Il y a actuellement 30cm de neige fraîche sur le glacier mais elle peut disparaître au moindre redoux.

Financièrement, ce sont les transports publics qui coûtent cher. Zermatt

 Gornergletscher

est une station sans voiture, il faut se garer à Täsch (parking 15,50 chf par jour = 14.20 €) et prendre le train Täsch-Zermatt = 8.20 chf. Pour atteindre le glacier, il faut prendre un deuxième train, à crémaillère : le billet de train Zermatt-Rotenboden et retour, valable dix jours, coûte 88.– francs suisses (environ 81 €) en octobre. Il coûtera 78.– (A/R) dès novembre. Il circule aussi par mauvais temps.

Anna Custo, l’organisatrice du camp de l’année passée, sera présente pour son cinquième camp sur ce glacier, elle souhaite la bienvenue aux autres femmes.

À votre disposition pour tout renseignement.
Amicalement.
Jean-François (Jeff) Delhom
j.f.delhom@bluewin.ch
+41 79 345 32 84

Taurus Express 2019

L’expédition « Taurus Express 2019 » s’est déroulée du samedi 3 aout au dimanche 18 aout 2019. Elle fait suite aux expéditions de 2007 et de 2016 sur le massif du Taurus (Turquie, province d’Antalaya, proche de la ville de Gundogmus). L’organisation générale a été pilotée par Arnauld Malard et Clément Loiseaux (association Continent 8), assisté lors de la première semaine par Ali Yamaç (spéléologue turc membre du club OBRUK).

Cette année, les secteurs de prospections se sont essentiellement concentrés sur des altitudes comprises entre 1500 et 2000 m ceci afin de tenter d’éviter les bouchons de neige ayant stoppé les précédentes expéditions entre 2000 et 2500 m.

En termes de participants, 11 français ont répondu à l’appel (5 « vieux » trentenaires et 6 jeunes issu de la Co J, moyenne d’âge 25 ans). A cette équipe c’est greffée 9 spéléos turcs (club OBRUK) ainsi que 4 israéliens. Au plus fort de l’expédition, nous nous sommes donc retrouvés à 25 sur le massif du Taurus. La logistique a été organisée sur place grâce à l’appui de Ali Yamaç (déjà présent en 2016). La météo nous a obligé à changer de bivouac lors de la première semaine (vents forts, pluies et grêles) et a eu pour conséquence de faire exploser les tentes de nos amis turcs. De ce fait, ils ont décidé de rentrer faute de pouvoir bivouaquer dans des conditions normales. Nos amis israéliens sont quant à eux partis après une semaine de riches échanges spéléologiques et amicaux (impératifs de retour). La seconde semaine a donc vu une équipe uniquement composée de français sur le massif.

Au niveau des résultats, 74 cavités ont été découvertes et explorées durant l’expédition. Seule une cavité dépasse les 100 m de profondeur (scialet des Doubistes, -107 présentant un très beau P55). La majeure partie des gouffres trouvés sont de type puits à neige d’une profondeur comprise entre 20 et 60 m et présentant très peu de développement. La configuration des gouffres fait qu’il est possible de pratiquement tout équiper sur coinceurs ou amarrages naturels et donc de pouvoir gagner du temps sur l’amené- repli de l’équipement

Un autre objectif de l’expédition 2019 était de revoir deux cavités prometteuses découvertes en 2016 (gouffre du Belge Blasé et la Crazy Guy cave). Ces deux cavités nous ont apportées quelques surprises ! Pour le gouffre du Belge Blasé, les coordonnées enregistrées en 2016 se sont avérées erronées. Plusieurs journées ont ainsi été perdues dans la recherche désespérée de ce -200 en arrêt sur rien… Au final, cette cavité n’a pas été retrouvée… En ce qui concerne le second gouffre (the Crazy Guy Cave), nous avons échappé de très peu à un grave accident. Le gouffre en question a été retrouvé et descendu le premier jour de l’expé. Malheureusement, il est en arrêt sur ours !!! Lors de son exploration, Alexandre Honiat a découvert la suite du gouffre et s’est arrêté dans une salle dans laquelle il s’est fait attaquer par un ours brun adulte. Après plusieurs péripéties, Alex a pu s’extirper du gouffre en abandonnant derrière lui l’ours ainsi que du matériel d’exploration (perfo, cordes, amarrages, etc…). Bilan de l’opération pour Alex, une entorse au genou ainsi que des entorses à chaque cheville, une combi arrachée au niveau du tibia, une blessure à la cuisse et une très grosse frayeur. Notre survivant a été emmené à l’hopital de Manavgat le lendemain et a par la suite passé les 13 jours restant en béquille… Malgré tout, plus de peur que de mal …!!! En raison de cette expérience, le gouffre a été rebaptisé The Crazy Bear Cave (et Alex a un nouveau surnom également…).

Au vu des résultats mitigés, une certaine frustration a émané du groupe lors de ces 15 jours. Cet état d’esprit a été amplifié par l’incident de l’ours dans la Crazy Guy cave. Egalement, il est important de souligner la disparité de niveau entre l’équipe française et l’équipe turc. Dans cette optique, nous avons envisagé l’idée d’un stage perf allié à l’utilisation de matériel « léger » à nos amis turcs. Pour ce qui correspond à la continuation des explorations sur le massif, le sujet est en cours de discussion au sein de l’équipe pour savoir si l’association Continent 8 est motivée pour y repartir. Malgré tout, le massif du Taurus est un très beau terrain de jeu dans lequel aucun gouffre majeur n’a encore été officiellement découvert.

Arnauld, Clément & toute l’équipe Te2019

https://taurusexpress2019.home.blog/

 

Expédition Boy Bulok 2018 – Ousbékistan

29 Juillet au 20 aout 2018

Le projet 2018 avait pour but de réaliser la jonction entre deux cavités du massif du Schulbair: le gouffre mythique de Boy Bulok (1450m de dénivelé) découvert et exploré jusqu’à son terminus dans les années 80 et le gouffre de Vishnevskii exploré actuellement jusqu’à -750 m. Du fait des profondeurs et des différences d’altitudes des entrées (2650 m pour Boy-Bulok et 3500 m pour Vishnevskii ), la jonction aurait porté le dénivelé du système à 2150 m environ, soit le troisième gouffre le plus profond au monde !

L’expédition se composait de 24 participants, treize Russes du groupement CGC (Sud-Oural), huit Français et trois Suisses de l’association Continent 8.

Pendant trois semaines, nous avons poussé les explorations en nous concentrant sur 4 objectifs:

  • Remonter l’affluent de -560 m dans la rivière de Boy-Bulok. Cet affluent serait en effet une des arrivées possibles du gouffre de Veschnevkii
  • Poursuivre les explorations dans les amonts de Boy-Bulok (cote +250 m) pour tenter une sortie en falaise vers 3500 m d’altitude
  • Poursuivre les explorations au fond du gouffre de Vishnevskii (cote actuelle -750 m) en direction de Boy-Bulok
  • Poursuivre les explorations des affluents de la rivière de Vishnevskii à la cote -400 pour trouver éventuellement d’autres rivières qui se développeraient en direction de Boy-Bulok

Au final la jonction entre les deux gouffres n’a pas été établie, mais les résultats de l’expédition sont encourageants:

  • Le gouffre de Boy-Bulok a été entièrement rééquipé jusqu’à la côte de -500 m. En effet certains des équipements en place – pour ne pas dire tous – dataient des années 1980.
  • A Boy-Bulok, dans l’affluent de -560 m, les escalades ont buté sur des méandres impénétrables.
  • Dans la partie amont de Boy-Bulok, un bivouac de 10 jours et une centaine de tirs ont permis de remonter 300 à 400 m de méandres en direction de la falaise
  • Au fond de Vishnevskii , tous les passages ont été fouillés systématiquement lors d’un bivouac de cinq jours. Plus de 700 m de topographie ont été levés dans cette partie. L’exploration est en arrêt sur rien dans un affluent rive gauche qui part en direction de Boy-Bulok sur 300 à 400 m.
  • Au bivouac 1 de Vishnevskii (cote -400 m), deux équipes se sont succédés sur une période de deux fois cinq jours et ont pu progresser dans trois affluents. Ils totalisent environ 700 à 800 m de première.

Au total, nous avons réalisé 4,5 km de topographie dont 2 km de nouvelles galeries, principalement dans le gouffre de Veschnevkii.

Les gouffres de cette région sont particulièrement exigeants: longs, froids, hauts en altitude, étroits, marche d’approche importante, etc. La progression y est lente et difficile en raison du poids des sacs (8h pour atteindre le fond de Vishnevskii sans kits, 14h avec un kit à bout de bras!…) et des accès souvent délicats (l’entrée de Vishnevskii s’ouvre dans une falaise à pic de 300 m).

A ces conditions s’ajoutent aussi les difficultés géopolitiques et les trafics de stupéfiants. Entre la fin des années 1990 et la fin des années 2000, les autorisations d’exploration ont été suspendues du fait de la présence américaine qui utilisait le sud de l’Ouzbékistan pour mener les raids en Afghanistan.

Enfin, il faut aussi prendre en compte l’éloignement de la zone. Depuis Tashkent, il faut compter 12 h de transport jusqu’à Boysun (train ou bus), 4 h de camion à 6 roues motrices pour rejoindre Dehibolo et 7 h de marche d’approche pour accéder au camp de base à 3000 m d’altitude.

Par conséquent, peu de gens vont la-bas; et à l’exception d’un certain “Jérome Dupuis” qui serait venu sur le camp en 1994, nous sommes manifestement les seuls francophones à avoir mis les pieds sur le massif !

Expédition en Thailande

www.khaophuthong-khaothakhanun.com

KHAO PHU THONG KHAO THA KHANUN 1 résumé de la reconnaissance.

Expédition spéléologique en Thaïlande sur plusieurs années

20/02/2018 au 17/03/2018 Organisée par Didier RATEAU

Ci-dessus Les KARANG pris sur le vif d’un moment de bonheur au retour des bivouacs, c’est cela l’âme d’une éxpé !

 

Participants reco.1 :   LOSUWAN Sunanta S3C Caniac du Causse, POTTIER Sebastien S3C , LESCURE Didier individuel 45 ,chef expé RATEAU Didier S3C Caniac du Causse 46.

Nos accompagnateurs KARANG du village de BAN MONG KALA, Khao, Boy, Chai, Pi Da, l’adjoint au chef du village, Come TONG, pour les principaux. Sans oublier AEK ranger du parc qui s’est plié en 4 (à titre personnel) les semaines précédant notre arrivée, pour nous introduire auprès des chefs de villages ….

Le secteur reconnu est représenté par un massif au SSW de L’Amphoe THONGPHAPHUM 250km au nord-ouest de KANCHANABURI.

Ci-dessus l’une des cartes représentant la zone centrale du massif.

Le massif totalement vierge d’explorations spéléologique (et autres) situé dans une forêt primaire très peu fréquentée, a été reconnu en périphérie en 1995 par des Anglais

(Dean SMART) avec le Royal Forest Département of BANGKOK (source : Martin ELLIS), quelques cavités furent à l’époque reconnues , en Aout 2017 avec Sunanta LOSUWAN et Alexis , Adrian RATEAU, nous avons repéré des résurgences et obtenu des informations sur l’existence de grandes cavités, ainsi que exploré une cavité de 500m de développement .Géologiquement le karst se développe dans le niveau Permo-Carbonifère. Les six mois précédents cette éxpé furent consacrés à de très nombreuses démarches auprès des autorités locales, et des habitants avec nos contacts sur place.

L’objectif de cette première expédition était de pénétrer dans la jungle, et repérer un maximum de cavités pour la prochaine expédition en débutant, un partenariat, avec les villageois. Nous avions privilégié le secteur de KHO PHU THONG petit sommet local bordé par un plateau, qui comporte au Sud-Ouest de grandes dépressions avec notamment un lac de 600.00m x 300.00m (nommé localement NAM THIP). Plusieurs grands puits sont repérés sur photo aériennes.

Ci-dessus départ du siphon amont de Tham Nam Haob Krajok (littéralement miroir sur la rivière) regard sur une grosse nappe ou rivière)

L’expédition s’est déroulée sur deux semaines dans la période du 21 fevrier au 9 mars 2018.Nous avons dû modifier notre programme, une grosse troupe d’éléphants venus du MYANMAR à quelques KM ayant envahie la zone des NAM THIP. Il nous faudra palabrer plusieurs jours avant d’obtenir l’autorisation et surtout un accompagnement dans la jungle, (les rangers ayant refusé) période durant laquelle nous explorons quelques cavités dans le secteur de BAN MONG KALA, en effet le peu (de semblant) de pistes existantes est difficilement praticable, et surtout truffé de pièges pour le gibier. L’omniprésence de serpents venimeux , et d’animaux sauvages impose la présence de locaux qui se surveillent mutuellement .Nous obtenons un premier RDV avec deux chasseurs , ces derniers seront en fait absent le jour prévu prétextant les risques d’orages et les dangers inhérents, nous finirons par avoir la chance de trouver 4 Karang qui acceptent de nous accompagner pour seulement 3 jours(obligations religieuses) .L’équipe s’accorde sur le fait de la rareté voire inexistence de points d’eau connus, et nous fixons un objectif sur leurs conseils a proximité d’une vasque soit disant potable dans une grotte à 6h de marche du village. Nous gagnerons quelques KM en approchant avec le 4×4.La montée est raide 400m de dénivellation presque tout droit dans la pente, devant Pi DA et Khao taillent une piste à la machette. C’est d’après eux le parcours le plus simple pour pénétrer dans le massif. Nous installons le bivouac dans un talweg bordé de falaises De ce point nous allons explorer quelques cavités qui se terminent souvent sur étroitures, une rencontre avec un serpent nous refroidira, et nous ne ramperons pas pour cette fois ! Les Karang escaladent les falaises environnantes, grimpant dans les lianes avec une agilité déconcertante. Ils se plient en 4 pour trouver des grottes !!!Ils finissent par nous dénicher une riviere souterraine, au fond d’une doline (puits) une petite entrée lessivée, donne sur un méandre et sur un ruisseau qui se jette dans une rivière ! Nous avons enfin la preuve qu’il y a de l’eau là-dessous beaucoup et du volume. Le CO2 nous freine pour l’instant. Nous explorons quelques cavités autour du bivouac. Autour du feu de camp en discutant avec nos guides, nous avons confirmation que des puits existent, mais à une journée de marche de notre bivouac, et n’aurons pas le temps d’y aller cette fois ci, il n’y aurait à priori pas d’eau labas… (sauf peut etre au fond des puits). Il faut déjà repartir, ce furent 3 jours d’échanges intense avec les Karangs, découvertes et échanges mutuels de culture et de nourriture, expérience inoubliable !!Les jours suivants seront consacrés à l’exploration de grottes à proximité du temple de Mong Kala Kiri Wong Ou les moines nous ont autorisé de pénétrer après nous avoir consacré une cérémonie, un villageois nous guide dans d’immenses puits reliés par des galeries ou nous accédons en escalade désescalade !!(nous pensions à des dolines mais non puits, avec arbres et végétation au fond, totalement différente de la jungle environnante un biotope unique a étudier !).Nous irons ensuite explorer le versant Ouest du massif de KHAO THA KHANUN, celui ou il y a les éléphants… les Rangers, le chef du village de KRAYENG, ainsi que quelques villageois nous incitent à faire demi-tour, nous devons nous y résoudre !! Une piste longe le massif sur 15 KM et l’accès par ce versant en est facilité, ce sera pour la prochaine éxpé. Nous en profitons pour repérer la résurgence Tham Nam Khao Tha Khanun , reconnue par les Anglais sur 80m , ils l’ont pointée sur Google mais avec une erreur de 1km, nous finirons par trouver et l’explorer en partie , une fois encore un serpent nous impose un demi-tour sur des pincettes en traversant une foret de bambou occupé par des King Cobras ……..

Cavités principales en cours de premières explorations…

Tham Nam Chai Boy rivière souterraine en cours d’exploration arrêt sur Co², -15 D 60.00m arrêt sur rien bruit de cascade…. Cote 611.00m

Tham Haob (ovale) représenté par deux immenses puits reliés par des galeries et une perte fossile, N14.571121 E 98.677623 -70m D 500m

Tham Nam Haob Krajok regard sur circulation souterraine de gros volume, faible courant émergence temporaire, siphon amont de 2.5m x 3.00m Z 240.00m

Tham Nam Tha Khanun résurgence à l’Ouest du massif Co² – 12   D 145.00m

De nombreuses autre cavités modestes ou pas, ainsi que des résurgences en bordure de la rivière Nam kwae Noi ont été repérées et restent à explorer.

Pour conclure ce résumé, le massif est resté inexploré jusqu’à notre venue et il nous avons compris pourquoi !! Pentes très raides pour y accéder, absence de piste, royaume de quelques chasseurs cueilleurs, refuge d’animaux sauvage, repère de serpents venimeux, difficultés de progression liées au relief, monter descendre et monter escalade désescalade, végétation luxuriante épineuse……Cavités de type alpin, avec méandres étroitures, mais cavités, une circulation souterraine est découverte ce qui fait un nouveau point d’eau.

Difficultés avec les autorités notamment les chefs rangers du parc inquiets de devoir le cas échéant venir nous secourir…

Le massif nous a livré des accès vers son secret… Les prochaines expéditions programmées sur la base des données hydrogéologiques relevées, avec le partenariat du village de BAN MONG KALA qui est prêt à nous apporter son soutien, promet de belles découvertes et surtout des litres de sueur et des bobos ! Il faudra sans doute des années…

C’est un réel engagement humain de continuer ce projet, ou tout est à découvrir, de la flore a la faune, avec en point de mire bien sur les dessous du massif ! nous avons prouvé un potentiel de 400m de dénivellation avérée, mais que dire des trous situés 300m plus haut ? Les grands puits restent vierges. Le secteur de Khao Ti Phu est truffé de grottes…

Sans traducteur c’est mission impossible, sans les Karang c’est mission impossible.

Rassurons-nous, tout de meme nous n’avons pas vu l’ombre d’un moustique dans la jungle ! est-ce la une perspective d’ouverture offerte par cette forêt primaire quasi inexplorée, trouée par un karst très ancien qui reste à étudier et promet des surprises ! Nous avons été les premiers !

RDV est pris pour decembre 2018………………….

Didier RATEAU pour l’expédition   le 8 Avril 2018

 

Le réseau Suiyang Shuanghedong en Chine (Guizhou) devient le plus long d’Asie

Le 24/03/2018, pendant l’expédition Shuanghe et Pingtang 2018, une conférence de presse a été organisée à Shuanghe.

Galerie de Longtanze
Crédit Christian Delaire – Amandine Laborde

Le réseau souterrain de Suiyang Shuanghedong a été officiellement annoncé comme le plus long d’Asie en développement topographié avec 238479 m, ce qui le place au sixième rang mondial.

La présentation de la conférence de presse 

 

K17 départ le 22 février au Laos !

30 participants cette année pour cette nouvelle expé dans la province de Khammouane au Laos et un retour aux sources du 22 février au 25 mars 2017.

Cette expédition est particulièrement ambitieuse, tant en objectifs qu’en moyens humains mis en action pour la poursuite de la reconnaissance de cette région karstique.

Photos Phil Bence - Explos
Photos Phil Bence – Explos

 

Les quatre équipes CM, Poljé, Plongée et Scientifique se partageront un vaste territoire dont l’exploration reste inachevée, faute de temps.

Houay Saï Khoun Don, qui est le plus grand réseau du Laos sera le terrain de recherche et de topographie de K17 qui se partagera entre exploration de la résurgence et celles du poljé et les pertes qui l’alimente. En espérant trouver une voie qui va jonctionner les réseaux.

En troisième semaine, les différentes équipes réunies reprendront l’exploration de la Nan Pakan.

K17 est parrainé par la fédération française de spéléologie (www.ffspeleo.fr) et la Fédération européenne de spéléologie (www.eurospeleo.eu) puisqu’elle comporte des participant venus de Belgique de Suisse et de Grande-Bretagne.

Photos Phil Bence - Explos
Photos Phil Bence – Explos

Equipe CM

Thierry Alibert, Beucher Robin, Terry Bolger, Bernard Galibert, Charles Ghommidh, Didier Gignoux, Laurent Guizard, Dominique Lagrenée, Jean-Louis Marty, Daniel Pioch, Laurence Salmon, Jean-Michel Salmon

Equipe Poljé

Jean-Pierre Bartholeyns, Jean Camplo, Paul Cordier, Julien Fouquet, Luc Galea, Florence Guillot, Florian Hof, Michel Isnard, Didier Lescure, Véronique Olivier

Equipe plongée

Laurent Guizard, Richard Huttler, Tudor Marin, Isabelle Perpoli, Jérôme Martin

Photos Phil Bence - Explos
Photos Phil Bence – Explos

 

Equipe scientifique

 

Michael Griffith, Kathleen Johnson, Christopher Wood

On notera avec applaudissement une participation féminine forte, puisque 6 femmes figureront parmi les 4 équipes.

Pour suivre l’expédition : http://explo-laos.com/blog/

Expédition Donglan 2016, Chine

Tandis qu’une seconde expédition est actuellement en Chine, dont nous attendons les résultats avec impatience, voici un résumé de l’expédition Donglan 2016, du mois de février.

Les 6 spéléologues français de l’association Hommes des Cavernes (lien : http://www.hommes-des-cavernes.org) sont partis 3 semaines en polje-simeng-sChine, avec un double objectif. Tout d’abord poursuivre les explorations de la plus longue grotte de Chine, le réseau de Shuanghedong (Guizhou Suiyang Shuanghedong National Geopark), une grotte de 168km de développement, explorée depuis 13 ans maintenant. Les spéléologues ont poursuivi les explorations dans des condition hivernales et ont pu explorer 4km de nouvelles galeries. Ils ont observé des traces d’ursidés (panda probablement) dans certaines galeries, et réaliser une nouvelle traversée à l’intérieur du massif, qui se termine sur un magnifique puits de 120m de profondeur.

genus-sinocyclocheilusLe second objectif était une reconnaissance du potentiel spéléologique du conté de Donglan (24.4°N, 107.3°E), dans la province autonome Zhuang du Guangxi, sur invitation des autorités locales.

Les spéléologues français ont retrouvé leurs homologues chinois, et durant 8 jours très intenses, ils ont exploré 12 grottes, et topographié 16,5km de galeries.

Ces résultats ont été rendus possible grâce notamment à la grande efficacité de la logistique mise en place par les autorités du conté.

speleo-en-marcheParmi les principales grottes explorées, la grotte de Banbadong 板芭洞, une importante cavité du poljé de Simeng, qui a vu plusieurs générations de pilleurs faire un travail colossal pour exploiter les gigantesques concrétions de la grotte. Cette grotte a été topographiée sur 2,5km, et après un passage étroit qui a arrêté les pilleurs, la grotte est assez préservée et l’on trouve une belle rivière souterraine. L’exploration n’est pas terminée.

Seconde cavité majeure, le réseau perte-résurgence Lanmu-Wuzhuan 排洪武篆洞.

Ce réseau réalise une traversée hydrogéologique de 5km à vol d’oiseau, et les spéléologues, attaquant les explorations avec une équipe à l’amont et une à l’aval, ont topographié près de 10km de tubes gigantesques, faisant jusqu’à 50m de diamètre. Les explorations sont loin d’être terminées.

tiankeng-ombreEnfin, l’exploration, et la descente de deux tiankengs, des gouffres d’effondrement géant typiques du Guangxi, qui n’avaient jamais été descendus, a constitué un moment fort de l’expédition. Le premier, le tiankeng des frères dragon, fait plus de 400m de profondeur et 120m de large. Au fond se trouve un petit siphon et des ossements de primate ont été observés. Le second est caractérisé par un nuage permanent à mi-hauteur qui empêche de voir le fond. Le fond n’a pas été touché.

De nombreuses observations biologiques ont été faites, et les spéléologues ont trouvé dans une des rivières souterraines des poissons cavernicoles dépigmentés du genre Sinocyclocheilus, à déterminer.

lanmuLes spéléologues sont en train de traiter les données récoltées sur le terrain, et une nouvelle expédition est déjà programmée pour poursuivre le travail.

Contact : info@hommes-des-cavernes.org

France : Hommes des Cavernes, Daniel Betz, Annie Caillault, Serge Caillault, Fabien Mullet, Olivier Testa (chef d’expédition), Jean Bottazzi, 薛莲 (Xue Lian)

Chine : 李光宇 Li guangyu, 陈立新 Chen Lixin, et toute la广西黑洞探险队 (Blackhole Team)

voici quelques vidéo :

K16… et de 20 km !

25 spéléos et plongeurs spéléos dans un karst d’exception rapportent forcément des tas d’explorations…

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Deux équipes les 15 premiers jours sur deux massifs différents, puis une seule équipe en dernière semaine. Les participants de K16.

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20 km topographiés, le plus long réseau du Laos qui atteint plus de 45 km, des jonctions, une grosse dizaine de siphons plongés, des découvertes biospéléos et paléontologique, plus de 2000 heures sous terre, …

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Nouvelle galerie dans Tham Kagnung. Crédit Etienne Fabre
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Nouvelle galerie dans Tham Simali. Crédit Etienne Fabre

Les explorations avaient lieu sur le massif du Khammouane au sud du Laos. Pitons karstiques et massifs découpés par l’érosion offrent des paysages grandioses mais impliquent des déplacements difficiles. En voiture déjà, car tout y est compartimenté. À pied surtout, car les reliefs ne sont que tsynguis…

Paysage du Khammouane. Crédit Etienne Fabre.
Paysage du Khammouane. Crédit Etienne Fabre
Tsingys laotiens
Tsynguis laotiens

Sous terre, les paysages sont tout aussi beaux, souvent largement concrétionnés. Les perles des cavernes se dénombrent par milliers et servent de munitions aux frondes des laotiens…

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Concrétion étrange, très commune au Khammouane. Crédit Etienne Fabre

Les cavités explorées ont un profil subhorizontal souvent encombrées de chaos géants et ponctuées de montées et de descentes incessantes. Les explorations actuelles portent majoritairement sur des galeries qui doivent être atteintes en escalade, des réseaux perchés, ou sur les extrémités des anciennes explorations, les siphons terminaux. L’équipe mène aussi de rudes et longues prospections sur les tsynguis…

Techniquement l’exploration est donc plus aujourd’hui plus difficile qu’elle n’a pu l’être auparavant quand il s’agissait de parcourir les vastes galeries d’entrées situées près des villages.

Siphon de Tham [grotte] Jam. Crédit Stéphane Maifret.
Siphon de Tham [grotte] Jam. Crédit Stéphane Maifret
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Un peu de matériel… Crédit Denis Langlois

Autre dépaysement, les spéléos ont eu la chance de découvrir loin sous terre un squelette d’éléphant…

Découverte d'un squelette d'éléphant. Crédit Etienne Fabre
Découverte d’un squelette d’éléphant. Crédit Etienne Fabre

K16 sera suivie par K17, et espérons-le par K18… Car le Laos est une terre d’exception pour l’exploration spéléo du début du XXIe siècle.

En 2016, trois expéditions parrainées par la FFS ont lieu au Laos et dans les trois cas, ces explorations sont suivies depuis plusieurs années et donnent lieu à des rapports et à des publications.

 

Plus d’infos sur l’expé K16 : tous les posts du blog

Rapports d’expés et plus d’informations : Le site d’explo-Laos

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Laotiens construisant une maison dans un des villages qui logeait l’expédition. 30° au soleil… Crédit Denis Langlois
Crédit Denis Langlois
Crédit Denis Langlois
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Ban Nat, poljé de Ban Vieng. Crédit Denis Langlois.

Participants : Alexis Augustin, Mihai Baciu, Terry Bolger, Andreea Cohn, Etienne Fabre, Julien Fouquet, Charles Ghommidh, Marcel Guénot, Florence Guillot, Laurent Guizard, Richard Huttler, Denis Langlois, Bernard et Josiane Lips, Christian Locatelli, Jean-François Loyon, Stéphane Maifret, Tudor Marin, Laurent Mestre, Jean-Michel Ostermann, Isabelle Perpoli, Richard Quintilla.

 

 

K16 : Expédition spéléo et plongée spéléo au Laos

 

explos-laos site web

Dans 10 jours, l’équipe d’explo-Laos repart !

Crédit Philippe Crochet
Crédit Philippe Crochet

Suite des explorations sur le massif de Khamouanne, au sud du Laos : très beau karst

Crédit Eric Ardourel
Crédit Eric Ardourel

Plusieurs objectifs :

-Le massif de la Xé Bang Faï,

-le réseau de Houay-Saï / Khoun-Don qui totalise déjà plus de 40 km,

Expédition K15 - Laos Crédit Serge Caillault Houay-Saï / Khoun-Don
Expédition K15 – Laos Crédit Serge Caillault
Houay-Saï / Khoun-Don

-les cavités du polje de Ban Vieng, pertes du réseau de Houay-Saï / Khoun-Don et autres cavités en cours d’exploration.

Avec des spéléos français, roumains, américain et suisse : 7 plongeurs-spéléos et 15 spéléos

Alexis Augustin, Mihai Baciu, Terry Bolger, Andreea Cohn, Etienne Fabre, Julien Fouquet, Charles Ghommidh, Marcel Guénot, Florence Guillot, Laurent Guizard, Richard Huttler, Denis Langlois, Bernard et Josiane Lips, Christian Locatelli, Jean-François Loyon, Stéphane Maifret, Tudor Marin, Laurent Mestre, Jean-Michel Ostermann, Isabelle Perpoli, Richard Quintilla.

Crédit Denis Langlois
Crédit Denis Langlois