Explorations spéléos en Thaïlande – février-mars 2018
Suite à une reconnaissance en août 2017, dans la région de Kanchanabury, dans un but de recherches minéralogiques, nous avons observé des massifs karstifiés au sud-ouest de Thongphaphum.
Une rapide première reconnaissance a mis en évidence un potentiel de 400 à 800m de dénivellation avec des systèmes pertes – résurgences, pour des percées atteignant 14 km à vol d’oiseau, dans des terrains permiens. Nous avons décidé de monter un projet d’exploration de ces massifs (40 x 12 km) qui devrait durer plusieurs années.
Le camp de base – dans le Park national de Thong phaphum – sera situé à Ban Pilok, village à proximité de la frontiere Birmane, où nous disposons d’une maison.
Les explorations seront délicates du fait de l’isolement du massif : longues marches dans la jungle (gros dénivelés très raides et pas de pistes), donc bivouacs en forêt. L’aventure sera de la partie !
Objectif de l’expédition
Les personnes désireuses de se joindre au projet sont les bienvenues, notamment biologistes et archéos ! Le secteur est connu pour receler des vestiges très anciens (aux dires des braconniers thaïs) !
Le peu que nous avons déjà pu reconnaitre est énorme et laisse présager de belles découvertes spéléos !
Le premier groupe décolle le 20 fevrier et rentre le 17 mars.
L’expédition Canyon y Machete a pour objectif l’ouverture de canyons en Colombie. Une première expédition s’est tenue du 15 novembre 2016 au 4 avril 2017. Elle avait pour objectif de développer le canyonisme en Colombie sur différents plans : développement de la pratique du canyonisme, formation en canyonisme et prospections de nouvelles courses. A cette fin, un gros travail de terrain nous a permis d’étudier les régions les plus propices à l‘ouverture de canyons, entre lesquelles : Valle del Cauca, Risaralda, Quindio, Cundinamarca, Meta, Huila et Putumayo. Durant cette expédition nous avons descendus 29 canyons, dont 11 font partie de nos ouvertures. La moitié du pays étant occupée par des massifs montagneux, nous nous sommes rendu compte que le potentiel d’ouverture était aussi grand que notre envie de revenir explorer ces terres.
C’est pourquoi nous organisons rapidement une nouvelle expédition, du 31 octobre au 4 décembre 2017, à laquelle fait partie un troisième canyoneur confirmé : Michael BOUILLOUX. Notre expédition est avant tout une aventure Franco-colombienne. Grâce à notre travail de repérage et à nos nombreuses rencontres et amitiés, nous avons pu cibler sur trois points de chute : en priorité le Nariño. Situé dans le sud du pays, ce département nous avait fait rêver la fois précédente mais des pluies diluviennes nous avaient empêchés d’aller repérer. Pourtant, là où la Cordillère des Andes donne naissance aux trois chaines de montagnes : occidentale, centrale et orientale, le nombre de cascades est inquantifiable ! Une fois satisfaits de notre travail dans le Nariño (2 semaines), nous planifions de retrouver nos amis colombiens dans le département voisin du Putumayo (1 semaine). Enfin, nous avons prévu de constituer une dernière équipe franco-colombienne dans le département de l’Antioquia, à une vingtaine d’heures de bus vers le nord du pays (1 semaine).
Mais arrivés en Colombie, nous devons déjà trouver des solutions de repli, un plan B. Lorsque nous nous dirigeons vers le Sud du pays, par la seule voie desservant Pasto, capitale du Nariño, une révolte de populations indigènes barre la route, empêchant toute circulation vers ce secteur. C’est seulement arrivés à Cali, à presque mi-chemin, que nous apprenons cet évènement. Nous évoquons bien sûr la possibilité d’un transport aérien, en ayant conscience des frais qu’engendreront nos bagages sur un vol interne, mais au même moment une grève des pilotes condamne également cette possibilité.
Nous ne pouvons pas retourner notre itinéraire, car ni nos amis de l’Antioquia, ni nos amis du Putumayo ne sont prêts à nous recevoir si tôt. Il nous faut un plan B… Notre travail précédent nous permet de nous retourner rapidement, et dès le lendemain nous descendons les cascades de tuf de Chicala, dans le département du Tolima, que Jérôme, le 4ème membre de Canyon y Machete, avait ouvert en 2014. Le soir même nous faisons la rencontre de Sigifredo, l’acteur local du développement du canyoning, pour établir un plan d’attaque dans ce secteur improvisé. Sigifredo nous accueille avec toute la gentillesse et la générosité propre aux Colombiens, mais comme nous n’avions pas prévu d’aller dans le T
Canyon de Makuk , Narino
olima, notamment à cause de la météo pluvieuse actuelle, il a été difficile d’organiser des ouvertures : les canyons sont en crue, l’eau ruissèle sur toutes les pentes. Cela dit, nous sommes reconnaissants de ce changement d’itinéraire, qui nous a permis de découvrir l’incroyable vallée du Combeima. C’est la première fois que nous rencontrons, depuis notre découverte de la Colombie, une vallée si propice au développement du canyoning. En logeant dans cette vallée, on peut rayonner en étoile pour descendre les 16 canyons aujourd’hui ouverts. 16 canyons, et on en recense une centaine encore jamais descendus. Pendant que les indigènes barrent notre route, nous profitons de ce temps pour descendre les incontournables classiques de la vallée, non sans émotions car elles sont bien chargées en eau. Nous profitons ainsi des belles descentes de la Honda et de la Plata (partie inf.) tout en rêvant du moment opportun d’ouvrir leur partie supérieure. L’idée nous reste dans un coin de la tête de revenir à la fin du mois, si notre agenda nous le permet. Nous passons le reste de notre temps à marcher en montagne, à repérer de nouveaux projets d’ouverture, si alléchants qu’on peine à quitter cette belle vallée pour reprendre nos projets initiaux. La situation avec les « groupes indigènes » ne s’est pas débloqué, mais nous pouvons contourner le barrage en prenant une route secondaire : « le tremplin de la mort ». Cette longue piste sinueuse nous permet de contourner le blocage en nous faufilant dans la Cordillère des Andes, et en priant pour qu’un des nombreux éboulements de terrain dont souffre cette voie ne se produise pas lors de notre passage.
Avec ce contre temps, nous avons déjà « perdu » une précieuse semaine d’expédition, et nous savons d’ores-et-déjà que soit l’étape du Putumayo, soit l’étape de l’Antioquia devra être sacrifiée.
Nous sommes accueillis dans la ville d’altitude de Pasto (2250m) par notre ami Colombien Tarik, seul et unique canyoneur du département. Tarik est de bon conseil, il connaît très bien sa région. La fois précédente, de nombreux colombiens nous ont fait rêver en disant que les deux canyons les plus ludiques de la Colombie se trouvaient dans le Nariño. Makuk et Mozamorra ont sculptés des sauts et des toboggans dans une roche ressemblant au granite. Lorsque nous avons vu les images, nous n’avions plus aucune hésitation : c’est exactement le type de canyon que nous cherchons. Et c’est la raison pour laquelle nous sommes venus jusqu’ici. Nous allons donc prospecter dans la région du cañón de Juanambu. D’après nos recherches Google Earth, et les échos que nous avons de cette région, le secteur regorge de canyons.
Pourtant, quand nous arrivons, la première idée qui nous vient en tête est : « Dis donc, c’est vraiment aride par ici ».
Canyon du Barranco, Narino
Après s’être fait cette réflexion, nous passons trois jours à marcher dans la montagne pour vérifier nos projets. Malheureusement, la plupart des canyons potentiels que nous avons pointés sont soit inaccessibles, soient … secs ! Nous dévalons tout de même avec joie les toboggans du canyon de Makuk, l’icône du ludisme en canyoning. Nous ouvrons également deux courses : le canyon sauvage de Las Delicias, avec plusieurs cascades de 30m sculptées dans une belle roche, ainsi qu’une étonnante petite course taillée dans une veine de marbre : le San Pedro. Finalement ça sera tout pour ce secteur.
Nous décidons d’aller prospecter un peu plus loin, dans le secteur de La Cruz, où la cascade de Tajumbina nous fait bien envie. Haute d’une soixantaine de mètres, elle cache en amont une étroiture tout à fait séduisante. Lorsque nous atteignons enfin la convoitée, une pluie battante la met en crue en moins d’une demi-heure. La saison des pluies commence juste dans le Nariño, le moment n’est pas opportun pour ouvrir cet estrecho. Mais il nous laisse plus que rêveur, et il reste dans un coin de notre tête. Nous rebroussons donc chemin, en notant au passage une autre ouverture possible : le grande verticale de San Francisco (200m), précédée également d’un très bel encaissement. Mais nous choisissons de respecter notre agenda et de passer au secteur suivant. Au passage, nous faisons tout de même halte au village de San Pablo, pour ouvrir le canyon de San Pablo qui finit dans le village. Il nous tends les bras. En amont le canyon est taillé dans un joli petit encaissement, permettant quelques sauts et toboggans dans des petites vasques profondes. Puis, arrivés à la plus grande verticale (45m), nous perçons dans une sorte de grès, la roche est très friable, plusieurs goujons ne prennent pas. Nous jouissons toute la descente d’une vue surplombant San Pablo.
Nous arrivons au village sous l’œil ébahit des villageois qui s’accumulent autour de nous alors que nous nous changeons. L’un nous filme, l’autre nous invite à nous changer à l’intérieur, une dame nous offre le café. Dans cette région qui voit si peu d’étrangers, nous paraissons pour des extraterrestres. Et effectivement, cette région a été extrêmement isolée jusqu’à l’année dernière (2016), lorsque les Guérillas, qui sévissaient sans relâche dans la région, ont accepté de rendre leurs armes. Depuis un an seulement, les villageois vivent enfin en sereinement. Je ne peux m’empêcher de penser aux enfants, qui sont venus se prendre en photo avec nous, qui n’avaient encore jamais connu, cette situation de paix. Il y a un an, les villages étaient tellement enclavés que les habitants pouvaient parfois ne jamais en sortir. Ils avaient régulièrement un couvre-feu qui leurs imposait de rentrer chez eux avant 14h. Pourtant, en passant dans ces villages, loin de nous l’idée qu’ils auraient pu être en proie à ces guérillas, tellement nous avons ressenti la gentillesse et la générosité des habitants.
Canyon de Yambinoy, Narino
Avec ces deux futurs projets en tête, nous passons étudier le secteur prévu suivant : la Florida, située au Nord Ouest du volcan de las Galeras. Les deux canyons potentiels que nous visons, le Yambinoy et le Rio Barranco, sont nichés dans les encaissements des contreforts du volcan. Les accès sont relativement aisés, mais leur encaissement et leurs grands bassins versant augmentent sévèrement la notion d’engagement. Lors de nos repérages, nous notons un fort niveau d’eau qui nous laisse dubitatifs. Est-ce que ça passe ? Les chutes d’eau sont puissantes, les vasques sont blanches, et pourtant quelque chose nous dit que c’est bon. Après concertation, nous descendons avec joie l’enchainement du Yambinoy. Son geyser (30m), le rappel de la faille (30m) et le joli saut final de 6m sont les obstacles qui nous ont le plus marqué. A peine sortis, nous trépignons d’impatience pour descendre son voisin le Rio Barranco. Il est plus long, il compte 3 estrechos, et il a encore plus d’eau que le précédent. Que faire ? Nous passons une bonne journée à marcher, à repérer, à collecter le maximum d’informations possibles sur les cartes, dans le paysage, auprès des locaux. Après concertation, nous concluons que ce canyon mérite une ouverture sur au moins deux jours, et impose quelques impondérables côté logistique : bivouac, transport, mules. Nous décidons d’ouvrir le premier estrecho. C’est le seul qui nous permet de réchapper juste après. Nous ferons ainsi mieux connaissance avec le canyon. Le débit approche le mètre cube/seconde, l’estrecho est taillé dans un basalte très sombre. Cette première partie est très courte mais nous mettons quand même 2h pour l’ouvrir, en installant notamment une belle main-courante d’accès à la dernière cascade que nous avions repéré de loin, alors qu’elle jaillissait de l’estrecho en une belle queue de cheval. C’est sûr, il faudra revenir à la saison sèche. Ce canyon a un énorme potentiel, il nous laisse tous les trois rêveurs. Décidément, que de beaux projets repoussés à demain. Mais en venant en Colombie en novembre, nous savions que ce début de saison des pluies pouvait nous faire défaut.
Nous passons donc au 4ème et avant-dernier secteur d’exploration du Nariño : le plateau de Cimarrones, aride, aux canyons taillés dans un granite d’une blancheur pure, nous rappelant presque les belles érosions du Tessin, en Suisse. Le canyon du Rio Salado est un objectif qui tient beaucoup à l’équipe. Les vasques de granite, d’une couleur bleu turquoise, si rares en Colombie, nous mettent l’eau à la bouche. Nous prions pour que les conditions soient réunies pour cette ouverture. Le plateau est assez éloigné. Afin de mettre toutes les chances de notre côté, nous devons demander l’hospitalité à une ferme, située à proximité du canyon. Ce qui nous permettra de nous lever à l’aube le lendemain, et d’attaquer la descente. Le Rio Salado est très encaissé, l’absence de végétation aux alentours et en amont, l’aridité du sol, et la forte inclinaison des pentes, sont autant de facteurs propices à une crue éclair, ce qui serait fatal une fois dans ce canyon encaissé, long de 2500m. Une seule condition sine qua non à l’ouverture : une météo stable. Ce soir nous dormons dans la petite ferme près du canyon. Les propriétaires sont d’une générosité incroyable, ils nous ont accueillis et nourri sans rien attendre en retour, sans même comprendre pourquoi nous voulions tant descendre leur rivière. Il a fait un soleil radieux toute cette journée de repérage, pourvu que demain ce soit pareil.
Membres : Frédéric CHEVALIER, Michael BOUILLOUX, Anaïs BOULAY.
9 Français, 5 Kirghizes, 3 Américains, 2 Italiens, 1 Écossais et 1 Belge constituent l’expédition internationale Spéléozistan qui aura lieu du 24 août au 11 septembre 2017.
Initiée par l’hydrogéologue Alexei Dudashvili, elle a pour but de topographier et de reprendre l’exploration d’une grotte-mine et de son massif situé en Asie Centrale, dans le massif du Turkestan, au sud du Kirghizistan, proche de la frontière tadjike. Il s’agit d’une région relativement aride et très montagneuse.
Objectifs de l’expédition
Comme il s’agit d’une mine, le réseau est labyrinthique et la topographie risque d’être complexe. Des archéologues participent aussi à l’expédition pour pouvoir étudier les vestiges. Nommée Kan-i-Gut, cette mine passe pour être médiévale et produisait de l’argent (filon polymétallique) dans un vaste secteur minier s’étendant jusqu’à l’Ouzbékistan et proche de la fameuse route de la soie.
Expédition internationale organisée par les associations française et kirghize : Explos et Foundation for Preservation and Exploration of Caves. Elle est parrainée par la FFS, la FSE et l’UIS et soutenue par les sociétés Béal, Aventure Verticale, et Petzl-Bicchek, le Comité Départemental de Spéléo de l’Ariège, la Turkish Airlines et l’association.
Cette expédition s’inscrit dans la continuité des expéditions spéléologiques Françaises en Chine depuis 1986, en particulier l’expédition de 2001 qui nous fait découvrir le potentiel karstique autour de la rivière Shuanghe et l’expédition de 2003 qui révèle l’existence de la plus longue grotte de Chine, Shuanghedong, 54 km de développement. Nous poursuivons chaque année l’exploration de ce réseau avec l’aide du GKREDRC, le bureau du tourisme du comté de Suiyang et plus récemment par la société de développement du tourisme de la grotte Shuanghedong. Nous sommes invités par le Géoparc National de Suiyang Shuanghedong à faire une expédition importante à caractère international pour promouvoir le site touristique récemment achevé et poursuivre l’exploration du réseau. Nos activités seront suivies par les médias avec un projet de reportage de 90 minutes. Un stage de formation est également au programme, comme chaque année.
Déroulement
Nous sommes 22 à participer à cette expédition, 6 nationalités, Français, Jean Bottazzi, Éric Sanson, Bruno Hugon, Jean-François Fabriol, Sebastien Béguier, Éric David, Emmanuel Vitte, Cécile Pacaut, Charles Buttin, Guy Pesenti, , Bruno Schlosser, Patrick Letournel, Marc Seclier, Éric Lecuyer, Portugais, Carlos Placido, Québécois, Marc Tremblay, Jessica Morin-Buote, Suisse, Marcel Guenot, Japonais, Goto Satoshi, Hayate Kimura, Honoka Nishikido, et Chinois, 赵飞Zhao Fei (Xiao Hei Ma).
A : Zone de Shuanghedong, du 11 au 25 avril 2017 (11 332 m topographiés en 15 jours)
Le développement touristique de cette zone a explosé sous l’impulsion d’une société privée en charge des aménagements. Il y a maintenant un parc à touriste desservit par des voitures électriques, une grotte visitable en deux heures et une urbanisation galopante. Ce développement s’accompagne de tous les bons et mauvais cotés que l’on peut imaginer.
Faits marquants
Les découvertes du réseau principal demandent un travail croissant chaque année, mais nous arriverons tout de même à rajouter 5882 m au réseau de Shuanghedong, auquel il faut rajouter les explorations de Jean lorsque nous ne sommes pas là, ce qui nous donne un total de 200,427 km de développement. Shuanghedong est la deuxième plus longue grotte d’Asie et se situe dans le top10 mondial.
L’exploration de la perte amont majeure de la zone, Duiwodong a fortement progressée, 2445 m de neuf pour un total de 5257 m. Nous avons un bon espoir de pouvoir la jonctionner avec le reste du réseau.
L’exploration de Qinganglinfengdong a été poursuivie, rajoutant une partie incroyablement compliquée et permettant une jonction avec le réseau après 410 m de dénivelé.
La grotte Huotougoudafengdong passe de 725 m à 2299 m.
La grotte Jiangjiaowandafengdong passe de 85 m à 782 m.
Une nouvelle grotte Zhaonichidaxiaokeng fait aujourd’hui 1015 m
Sur l’autre versant du massif, la perte à fort débit de Shuidong a été explorée sur 420 m. Elle rejoint la grotte de Dadong remarquable pour son immense porche d’entrée, constituant un réseau de 3399 m qui est hélas bloqué sur l’aval par un siphon. Elle a permis de fournir de très belles images à la TV qui nous a prêté des Gopros pour l’occasion.
D’autres cavités mineures ont été explorées, il y a actuellement 250 entrées connues sur le massif, le réseau de Shuanghedong à 46 entrées au total dont trois ajoutées lors de cette expédition.
Parallèlement nous avons formé 10 stagiaires aux bases de la spéléologie pendant cinq jours.
B : Zone de Fuyan, du 26 au 28 avril 2017 (3547 m topographiés en deux jours et demi)
Avec une équipe réduite à 9 personnes, nous revenons sur cette zone après de longues années d’absence, c’est une zone de toute beauté. Le fort potentiel karstique est sans doute l’un des atouts majeurs pour la création d’un Géoparc et le développement économique de la région.
Nous reprenons l’exploration de Qicaicong, à l’amont du réseau de Fuyan, en rajoutant 1544 m pour un total de 34 919 m. La grotte Shanyangdong fait aujourd’hui 5599 m (1096 m supplémentaire) et la grotte à nitrate Tianshengdang surnommée par nous « Renfougne de la Charogne Putride » est portée à 1546 m (906 m supplémentaire)
Conclusion
Les deux zones explorées montrent toujours leur fort potentiel d’exploration, celle de Shuanghedong demande plus d’engagement car les parties les plus faciles ont été faite depuis longtemps déjà.
Nous avons totalisé 14 879 m de topographie pour 18 jours de terrain.
Nous remercions nos amis chinois pour leur accueil chaleureux et l’intérêt qu’ils portent à nos explorations.
Le film de l’expédition Taurus Express 2016 enfin en ligne !
Cette expédition composée de 12 spéléos français et de 4 spéléos turcs a permis de découvrir plus de 110 cavités, soit pratiquement 4000 m de puits de nouvelles galeries. Le rapport d’expédition est en phase de finalisation – il sera disponible sous peu.
Le film sera projeté lors du congrès FFS2017 à Nantua.