Participants à l’expédition Köytendag 2026 côté Turkménistan :
Lionel Barriquand, Jean-Marie Briffon, Etienne Fabre, Antonio Cosentino, Philippe Crochet, Jean-Philippe Degletagne, Daniel Delon, Claire Falgayrac, Claire Gaillard, Jean-Pierre Gruat, Annie Guiraud, Jean-Paul Hereil Et Annie Pederzoli.
Dilora Geldiyeva de l’agence Owandan nous accompagne durant le séjour.
La première partie de l’expédition Köytendag 2026 qui se déroule sur 2 pays le Turkménistan et l’Ouzbékistan vient de s’achever (24/04/2026 au 15/05/2026).
Malgré des démarches administratives engagées très tôt afin de disposer de toutes les autorisations nécessaires des autorités turkmènes, cette année de nombreuses difficultés administratives dans divers domaines ont perturbé l’expédition pendant son déroulement et le temps passé à les régler a été très chronophage et énergivore.
Le dernier problème est arrivé hier, juste avant le retour d’une partie de l’équipe en France. Le ministère de l’Environnement turkmène n’a pas transmis les autorisations d’exportation en biospéléologie et pour une concrétion qui devait servir à étudier le paléoclimat de la zone. Les échantillons sont restés à Ashgabat, dans l’attente d’une solution et des autorisations.
Pour bien se rendre compte des difficultés cette année, nous avons pris les billets d’avion avec Turkish Airlines 15 jours avant le départ (autorisation de l’expédition actée) et réception de la lettre d’invitation avec visa gratuit reçue par mail lors de l’escale d’Istanbul, après une intervention de Son Excellence M. Chariev, Ambassadeur du Turkménistan en France, que nous remercions.
L’ensemble de l’équipe s’est retrouvée à Ashgabat le 27 avril, six spéléos (Jean-Pierre, Philippe, Annie G., Daniel, Antonio et Annie P.) étant arrivés deux jours avant.
Les objectifs annoncés ont été réduits de la mission plongée, suite au désistement deux mois avant de David Bianzani, Président de la FFS. Le délai très court n’a pas permis de trouver un autre plongeur pour accompagner Frédo Poggia, malgré des recherches tout azimut, même dans de nombreux pays étrangers. De ce fait, dépité, Frédo a renoncé 15 jours avant le départ de venir au Turkménistan cette année.
Un autre désistement de dernière minute (quelques jours avant le départ) a été annoncé, celui du journaliste de GEO Magazine qui devait nous accompagner pour faire un reportage.
Le 27 avril à midi et demi, nous allons prendre le train pour Kerki (18h de trajet). A la gare, nous retrouvons M. Philippe MERLIN, Ambassadeur de France à Ashgabat, qui nous accompagne et vient découvrir la première salle de la grotte de Géophysicheskaya (ou Gulshirin).
Après Kerki (arrivée à 7h le 28/04), 4h de 4X4 nous amènent au camp de base de Köyteng, où un internet à très faible débit et souvent interrompu nous permet à peine d’envoyer des mails très courts. Donc pas de CR au fil de l’eau pour la CREI.
Le 29 avril, à 9h nous arrivons, avec l’Ambassadeur de France, à l’entrée du camp militaire où se situe la grotte.
Là surprise, ils ne sont pas au courant de notre venue, ni les militaires, ni le Ministère de l’Environnement, malgré les nombreux courriers envoyés en amont.
Coups de fils tout azimut, négociations, remise des courriers déjà envoyés il y a plusieurs mois, rien n’y fait. Ils n’autorisent que l’Ambassadeur de France à rentrer, qui refuse car il veut être accompagné par les spéléologues français.
Attente en plein soleil jusqu’à 15h, heure à laquelle nous prenons la décision de faire demi tour vers le campement de Köyteng.
Nous croisons une voiture, le chauffeur reconnaît le Ministre de l’Environnement en visite dans la réserve qui va vers le camp militaire. Deux minutes après, Dilora reçoit un appel téléphonique. Tout le monde est autorisé à aller dans la grotte. On pourra exceptionnellement rester dans le camp jusqu’à 20h.
Nous visitons avec M. Philippe MERLIN, Ambassadeur de France à Ashgabat, la première salle de la grotte de Géophysicheskaya (ou Gulshirin). Antonio filme et réalise une interview de l’Ambassadeur.
Le 30avril, une équipe retourne à Géophysicheskaya (ou Gulshirin) pour film, photos et 3D pour compléter la documentation de 2024 sur cette grotte exceptionnelle.
Une autre équipe va rechercher et accéder à une cavité repérée en 2024 en face la grotte des chèvres (Markhors) de l’autre côté du canyon de Bulak Dara.
Une dernière équipe retourne à la la grotte des chèvres (Markhors) dont l’accès est long et difficile pour voir s’il peut y avoir de la préhistoire ou tout autre signe intéressant (en 2024, seuls Jean-Paul et Jean-Pierre avaient été à cette grotte et en avait lever la topo).




