L’équipe d’explorateurs français continue à plaider pour explorer le massif du Köytentag et à chaque fois tout semble à refaire. les autorisation sont arrachées au cas par cas mais la confiance s’installe finalement au gré du séjour. Une équipe tombe nez à nez avec un cobra. A la fin du séjour au Turkmenistan, l’équipe se scinde en deux. Une première continue vers l’Ouzbékistan tandis que l’autre regagne la France non sans difficultés étant malade. A lire ci dessous :
Le 1er mai, une équipe retourne à de Géophysicheskaya (ou Gulshirin) pour film, photos et 3D pour compléter la documentation de 2024. Etienne fouille la cavité et retourne aux points d’interrogation de la topo 2024 (escalade à faire).
Une autre équipe va à Tush Yuruck pour documenter cette cavité riche et variée (formation, concrétionnement, bauge à ours, trace laissées par des hyènes aujourd’hui disparues, outils préhistoriques, …
Le 2 mai, une équipe à Tush Yuruk pour poursuivre la documentation de cette grotte. L’autre équipe en prospection à partir de la crête entre Géophysicheskaya (ou Gulshirin) et Tush Yuruck. En effet, les grottes des chèvres, de Tush Yuruk, de Géophysicheskaya, de Verticalnaya sont alignées avec une altitude proche et diminuant des chèvres vers Verticalnaya, ce qui correspond au pendage. La prospection dans le canyon de Gougourtli permet de découvrir un immense porche (non répertorié par les russes qui n’avaient pas dû prospecter le haut de ce canyon). En face un porche plus petit, mais aussi large témoigne d’un ancien réseau recoupé par le canyon.
L’alignement est parfait, ainsi que l’altitude avec , les grottes des chèvres, de Tush Yuruk, de Géophysicheskaya, de Verticalnaya.
Un grand laminoir (très large) avec des traces de porcs épics est parcouru par un bon courant d’air. Des blocs encombrent le passage. Il faut revenir désobstruer ce passage très prometteur avec des outils. Est-ce un nouveau Géophysicheskaya ? Nous appelons la grotte du nom du canyon : grotte de Gougourtli. Après avoir été en face (cavité bouchée), nous poursuivons la prospection dans l’amont du canyon.
Au retour au campement, l’équipe de Tush Yuruck est bloquée dans Köyteng par la rivière subitement en crue exceptionnelle suite à un orage très violent en amont.
Le 3 mai, c’est dimanche, le camp militaire est fermé. Une équipe part vers le fond de la vallée (grotte des 40 vierges, canyon et empreintes de dinosaures. Une autre équipe monte à pied en prospectant jusqu’à 1400 m d’altitude. Un canyon de 200 m de profondeur barre le chemin du retour envisagé.
Le 4 mai, l’ensemble de l’équipe va à Tuhs Yuruck.
Le 5 mai, une équipe retourne à Tush Yuruck pour topographier les parcours et bauges de la salle d’entrée et de la partie après le long boyau et faire des relevés 3D. Une équipe partle matin filmer vers le Porche des Chèvres et faire une interview. Après midi descente dans le canyon plus en aval et l’équipe remonte le canyon en amont. Le canyon très encaissé et abrupt se poursuit sur plusieurs km. Une autre équipe descend au fond du canyon de Bulak Dara sur environ 5km. Certains orifices sont repérés, sans suite évidente.
Le 6 mai, une équipe va à Hoschi Oyuck pour un complément photos et filmer. Une autre équipe retourne à la grotte Gougourtli pour voir la suite entrevue et regarder s’il y a des traces de préhistoire. La suite est étroite et il faut un piochon et un seau.
Une 3e équipe va prospecter en montagne en montant à 1200 m en 4X4. La piste est impraticable au-delà. Descente dans le canyon. Arrivée sur deux entrées de mines improbables en plein paroi. L’équipe les parcourt en totalité. Mais elles ne débouchent pas sur des cavités.
Le soir nous rencontrons le Pr Knapp et Christian Welscher, qui travaille pour la fondation privée Succow Stiftung qui coordonne le dossier de candidature transfrontalier UNESCO du Köytendag. Hans et Christian nous demandent l’autorisation d’utiliser notre travail pour le rapport de septembre. Elle leur est accordée sans problème car nos objectifs sont communs. Il est toutefois précisé que pour les photos, le copyright doit être systématiquement mentionné (© Ph. Crochet / Expéditions KRAC) ce qui est une évidence à leurs yeux. Ce rapport sera envoyé au KRAC afin que nous en ayons connaissance avant envoi à la commission. A l’issue de la validation de cette deuxième étape, le dossier définitif sera préparé à partir de 2027 et le KRAC y sera associé. La rencontre a été très positive.
Le 7 mai, une équipe va à la grotte Gougourtl, après s’être arrêté au magasin de bricolage pour acheter seau, piochon et marteau. Une partie de l’équipe lève la topo pendant que l’autre creuse, enlève des blocs une bonne partie de la journée. Mais elle est bloqués par une coulée de calcite difficile à détruire. Le courant d’air est très présent.
Une équipe va à Tush Yuruck. Un cobra de 2m est posté devant l’entrée et se dresse devant les spéléos, puis il rentre dans la grotte. Certains nous rejoignent à la grotte Gougourtl. D’autres vont à Géophysicheskaya.
Le 10 mai, dimanche, pas de camp militaire. De plus il pleut depuis la nuit.
Repos, sauf pour une équipe qui va topographier et documenter la grotte des quarante vierges.
Arrêt au retour pour faire des mesures à la source claire au bas du canyon en amont de Köyteng (conductivité, débit, …). Elle est estimée à 450litres/seconde environ. Elle ne contient pas de gypse.
Le 11 mai, une équipe va à Verticalnaya (P 60 m) pour faire des relevés concernant la momie et les ossements. En fait, elle découvre qu’il y a 3 momies + peut-être les restes d’une autre, et des ossements nombreux d’animaux, dont un cheval. De quelle époque ça date ?
Une autre équipe va à Géophysicheskaya (photos, films, 3D).
une dernière équipe réussit à se faire monter en 4×4 jusqu’à environ 2000 m pour aller voir la grotte figurant sur la carte Russe à la même altitude au sud ouest. Après franchissement pas facile de 2 canyons profonds, elle butte sur un 3ème qu’on remonte sur son bord supérieur en rive droite jusqu’au bas d’un ressaut vertical. On pourrait franchir le cañon à cet endroit mais on doit redescendre.
Lors de cette journée, nous croisons de très près 2 gros serpents de 2m.
Le 12 mai, dernier jour, une équipe à Géophysicheskaya (photos film).
Une autre équipe retourne avec Shaniyaz à Tush Yuruck pour finir les relevés (3D et traces). Le cobra n’est plus là. Ouf ! Une dernière équipe retourne au bas du canyon où sort la source abondante. L’équipe remonte le canyon qui se dirige vers Aribaba, point culminant du massif à 3139 m.
Le 13 mai départ à 8h vers Kerki :
- 4 prennent le train pour Ashgabat et l’avion pour la France
- 9 continuent la route jusqu’à Farap, à la frontière du Turkménistan et de l’Ouzbékistan. Après 11h de route arrivée à Boukhara à 19h.
Ensuite direction Samarcande et puis le Köytendag ouzbèke. Pour aller de l’autre côté du massif, le passage de la frontière par Termez étant fermé, au lieu d’une ½ journée, il nous faudra 3 jours !!!
Les 4 rentrés en France ont eu quelques soucis à l’embarquement et Etienne FABRE a été refusé d’embarquer à Istanbul étant malade.
Il y est encore (depuis le 15 mai à 6 h du matin). Il devrait embarquer pour Toulouse dans 1 h.
Nous avons aussi saisi pendant le séjour la Comed suite à des piqûres de bestioles. Peut-être de tiques qui nous ont fait des grosses tâches bizarres.








